Le parti de l’opposition reste mobilisé pour la mobilisation autour de la venue, à Port-Gentil, du candidat malheureux à la dernière élection présidentielle.

Dominique Bambala, secrétaire général du bureau provincial du PGP dans l’Ogooué Maritime. © news.alibreville.com

 

A l’occasion de sa rentrée politique, le 12 février à Port-Gentil, le Parti gabonais du progrès (PGP) a annoncé la couleur de ce que sera l’atmosphère dans les prochains dans la capitale économique, avec l’arrivée annoncée de Jean Ping. «Que la tempête commence !», a lancé le secrétaire général du bureau provincial du PGP dans l’Ogooué Maritime.

Selon Dominique Bambala, «cette tempête se matérialisera par des marches, des sit-in, des causeries, des meetings et culminera avec l’arrivée, à Port-Gentil, de Jean Ping, dans le cadre de la tournée républicaine qu’il entreprendra». Bien avant, le président communal du PGP à Port-Gentil est longuement revenu sur la résolution votée par les eurodéputés sur la crise politique au Gabon et en République démocratique du Congo, le 2 février dernier.

«Les éléments importants de cette résolution sont la remise en cause par les eurodéputés de la légitimité du président Bongo, leurs réserves quant à la crédibilité et à la pertinence des différents dialogues initiés aussi bien par le camp de Jean Ping que par Ali Bongo pour résoudre la crise postélectorale», a indiqué Fidèle Afanou Edembé.

A ces éléments s’ajoutent également la demande d’une enquête indépendante et objective sur les violences électorales et les allégations de violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et la nécessité de veiller à ce que tous les responsables soient traduits en justice. «Autant d’éléments suffisamment ravageurs au point de provoquer des sentiments de rejets, traduisant en réalité la panique qui s’est emparée du camp de la majorité présidentielle», a-t-il analysé.

Toutefois, a prévenu Fidèle Afanou Edembé, «les seules sanctions ciblées, si elles étaient appliquées, ne sauraient faire entendre raison aux usurpateurs de la victoire du peuple gabonais». C’est pourquoi, a-t-il conclu, «les partisans du changement doivent se mobiliser pour que la tempête annoncée par Jean Ping commence».