Comme annoncé il y a quelques semaines, et dans l’objectif de trouver une issue à la crise politique actuelle, le président de l’aile dite «loyaliste» de l’UPG a lancé, lundi 7 août, son plaidoyer sur la médiation entre Ali Bongo et Jean Ping.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, président de l’UPG dite «loyaliste», va-t-il réussir sa médiation ? © Gabonreview

 

Il l’avait annoncé il y a quelques semaines, en se référant à l’«Agenda de sortie de crise» établi par son parti en avril dernier. Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a lancé, lundi 7 août, son plaidoyer pour le recours à une médiation qui serait menée, selon ce dernier, sous les auspices de l’Organisation des Nations-Unies (Onu). L’objectif principal de cette médiation est de trouver une issue à la crise politique née de la présidentielle d’août 2016 au terme de laquelle Ali Bongo, candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), a été déclaré vainqueur. Une victoire que son principal adversaire, Jean Ping, candidat de l’opposition, continue de contester un an après l’élection.

Pour le président de l’aile dite «loyaliste» de l’Union du peuple gabonais (UPG), qui a adressé, ce lundi, un courrier au président de la République ainsi qu’au président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), la médiation proposée par son parti «doit être respectueuse de la volonté du Peuple, (en plus d’être) soucieuse de restaurer la concorde civile». Celle-ci, placée «sous les bons offices de l’UA et de l’OIF», est présentée comme une «option qui vise à rebâtir l’unité du pays et à rehausser son image dans le concert des nations», contrairement à «la rocambolesque sortie médiatique du 31 juillet 2017, récidivée début août 2017, par le mouvement des amis d’Ali Bongo (MOGABO), mué tels des caméléons politiques, en «les hommes du Président», qui cachent mal les ordonnateurs du drame du 31 août 2016, qu’ils entendent certainement ériger en système de gouvernement».

Vivement critiquée par l’opposition dite radicale dès son annonce, l’initiative de l’UPG, affirment ses responsables, est bel et bien inscrite dans le combat pour l’alternance. Celle-ci se donne pour mission de rompre avec «le recours aux incantations de toutes sortes, qui rendent illusoire l’alternance et le changement véritable». Il s’agirait d’une «action méthodique qui œuvre à la réalisation des prétentions du peuple».

«La semaine des UPEGISTES» initiée dans le cadre de cette médiation s’annonce pleine. Tout au long de celle-ci, le parti de Moukagni-Iwangou adressera des courriers aux différents ambassadeurs accrédités au Gabon, en plus des travaux au sein du bureau exécutif ainsi qu’au conseil du cabinet. Un premier compte-rendu des actions engagées par l’UPG dans le cadre de la médiation devrait être fait le 9 août prochain par le secrétaire politique dudit parti.

Pour l’heure, rien ne permet d’assurer que cette initiative sera suivie par les deux principaux concernés, Ali Bongo et Jean Ping. Le dernier cité a toujours affirmé que la seule discussion qu’il pourrait avoir avec son rival politique sera de négocier les conditions de départ de celui-ci. Rien n’est acquis.