Initié par un groupuscule de pros Ali Bongo, un sit-in pour le «respect de la souveraineté du Gabon» a été dispersé par la police sur le parvis des Droits de l’Homme, le 17 juin dernier à Paris.

Le «Général du Mapane» (à droite) pendant la manifestation avortée. © Gabonreview (capture d’écran)

 

Symbole de crispation d’une frange de Gabonais de France, après la présidentielle de 2016, la place du Trocadéro a failli être le théâtre d’un nouveau sit-in, le 17 juin dernier à Paris. Cette fois-ci, ce sont quelques pros Ali Bongo qui entendaient manifester pour le «respect de la souveraineté du Gabon». Une manifestation dispersée par les forces de l’ordre, juste après avoir démarrée.

Anne-Marie Dworaczek Bendome. © Gabonreview (capture d’écran)

Ce qui n’a pas été du goût des têtes de file de cette initiative, parmi lesquels Gaël Koumba Ayenoue, alias le «Général du Mapane», ou encore Anne-Marie Dworaczek Bendome. «Nous avons le droit de circuler, de prendre des photos ou encore de marcher : c’est le parvis des Droits de l’Homme. Nous n’attaquons personne», a déclaré Gaël Koumba Ayenoue, dans une vidéo amateur publiée sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, l’on y aperçoit quelques individus autour du Général du Mapane, ce dernier se faisant visiblement signifier par un agent de l’ordre que la manifestation est semble-t-il illégale. «Le rassemblement qui avait été mis en place par le comité de pilotage des manifestations du Trocadéro a été reporté. Ce n’est que partie remise, mais nous sommes-là. Nous serons toujours-là où l’on a besoin de nous, pour la dignité du Gabon et la légalité républicaine», a déclaré pour sa part Anne-Marie Dworaczek Bendome, peu après la dispersion de la manifestation.

L’idée selon laquelle la manifestation était illégale a été renforcée quelques heures plus tard, lorsque les Gabonais de la «Résistance» ont été autorisés à manifester sur le parvis des Droits de l’Homme. Depuis les résultats de la dernière présidentielle, le Trocadéro est le lieu de contestation privilégié de Gabonais de France, revendiquant la victoire de Jean Ping au scrutin présidentiel d’août 2016.