En ce jour anniversaire des émeutes postélectorales du 31 août 2016, l’eurodéputé a plaidé, une nouvelle fois, en faveur de sanctions contre les responsables la crise politique au Gabon.

L’eurodéputé (au premier plan) s’est prononcé en faveur de sanctions de l’Union européenne contre Ali Bongo. © asoulforeurope.eu

 

Comme il fallait s’y attendre plusieurs personnalités défavorables au régime d’Ali Bongo se sont prononcées ce 31 août, jour anniversaire des émeutes postélectorales au Gabon. C’est le cas du président de la délégation du Parlement européen au sein de la mission d’observation électorale qui, une nouvelle fois, n’a pas été tendre avec le régime d’Ali Bongo.

Jo Leinen a ainsi plaidé pour des sanctions contre les responsables de cette situation au Gabon. «J’appelle Federica Mogherini (chef de la diplomatie de l’Union européenne, ndlr) et les États membres, en particulier la France, à prendre des mesures spécifiques. Il faut envisager des sanctions à l’encontre des responsables de la crise au Gabon», a-t-il déclaré.

Il y a un an, en effet, l’attaque du quartier général de Jean Ping à Libreville par les autorités gabonaises s’est soldée par des dizaines de blessés, de morts et de disparus. «Outre l’hommage aux victimes de la répression sanglante, cette triste date anniversaire marque l’occasion de souligner que la transition démocratique du pouvoir au Gabon n’a toujours pas eu lieu», a déploré Jo Leinen.

Dans la foulée, l’eurodéputé est revenu sur la récente mission au Gabon de membres de la Cour pénale internationale (CPI). «L’enquête indépendante actuellement menée par la Cour pénale internationale est un pas en avant mais doit être accompagnée par des prises de position et des actions plus fermes de la part de l’Union européenne et de ses États membres», a-t-il suggéré. Sera-t-il entendu ? L’espoir est permis.

Dans tous les cas, cette nouvelle sortie de l’eurodéputé s’inscrit en droite ligne avec celle d’octobre 2016, lorsqu’il avait déjà suggéré des sanctions contre Ali Bongo. Une suggestion motivée par l’«élection manipulée» du 27 août 2016 et, par «une «répression dans tout le pays» des manifestations postélectorales.