Pour Guy Christian Mavioga, «les déclarations de l’institution européenne ont semé des troubles dans la conscience collective et n’étaient pas de nature à consolider la paix et la cohésion nationale au Gabon».

Le porte-parole de la majorité républicaine et sociale pour l’Emergence, Guy Christian Mavioga, et le chef de la section politique de la délégation de l’Union européenne, Ignacio Sobrino Castello, le 18 mai 2017. © Gabonreview

 

Invité par le chef de la section politique de la délégation de l’Union européenne, Ignacio Sobrino Castello, pour une discussion sur l’évolution du dialogue national qui se poursuit à Angondjé, le porte-parole de la majorité républicaine et sociale pour l’Emergence a priorisé, le 18 mai 2017, ses motivations face aux membres de la délégation de l’Union européenne : il a manifesté son regret pour ce qu’il qualifie de «trouble-fête» lors de l’élection présidentielle d’août 2016.

Si l’objet des échanges n’a pas trop emballé le président du Bloc démocratique chrétien (BDC), l’occasion semblait précieuse et revêtait une importance capitale pour brandir son opinion du partenaire économique et politique du pays. «Personnellement, j’accuse l’Union européenne d’avoir joué un mauvais jeu pour activer le feu dans ce pays. Ses déclarations n’étaient pas de nature à militer en faveur d’une cohésion, d’un apaisement, de l’unité d’un peuple», a-t-il lancé à son hôte. Appréciant les explications et les regrets d’Ignacio Sobrino Castello selon lesquels, «malgré les déclarations des instances de l’UE, le but n’était pas de semer la zizanie. D’une manière ou d’une autre, ce sont des choses qu’ils regarderont à l’avenir».

S’agissant de l’intérêt du chef de la section politique de la délégation de l’Union européenne à apprécier l’évolution des travaux au niveau d’Angondjé, Guy Christian Mavioga a indiqué à son hôte qu’il est loin d’être la personnalité pouvant satisfaire à cette doléance. Le porte-parole lui a conseillé la consultation des quatre co-présidents du bureau du dialogue national, avant de présicer : «Ils m’ont assuré qu’ils encourageaient les travaux du stade d’Angondjé. Ils souhaitent que les résolutions de ce dialogue puissent aboutir à des actes qui vont améliorer la vie politique au Gabon, et même améliorer les conditions de vie des Gabonais et peut-être aussi apporter l’apaisement tant souhaité par tout le monde».