Pour tenter de comprendre les raisons de la crise sociopolitique actuelle et apporter sa contribution en vue de sa résolution, le candidat à la dernière présidentielle a initié une concertation politique. Du 9 au 11 janvier, les débats porteront sur divers sujets liés aussi bien à l’analyse du rapport de la MOE-UE qu’à la question de la participation au dialogue d’Ali Bongo.

Gérard Ella Nguéma, le 9 janvier, à l’ouverture de la concertation. © Gabonreview

 

Au sein de la plateforme dénommée «la 3e Voie», on se veut clair : il ne s’agit pas d’un dialogue national comme celui proposé par Ali Bongo il y a plus de trois mois ni d’assises à l’image de celles organisées en décembre dernier par Jean Ping. «La raison d’être de la concertation pour ‘‘la 3e Voie’’ (est) de mutualiser toutes les énergies, compétences et intelligences, quelles que soient les provenances ou les chapelles politiques, en vue de leur mise en action pour la recherche, l’identification et la capitalisation de toutes les pistes pacifiques de sortie de crise», a tenu à indiquer Gérard Ella Nguéma, le 9 janvier, à l’occasion de l’ouverture de cette concertation.

© Gabonreview

Si le candidat de la branche dite AMO (action, modernité et ouverture) de l’Union nationale à la présidentielle d’août 2016 s’est dit préoccupé par la crise issue de ce scrutin, au cours de ces assises devant durer trois jours, les participants n’auront «vocation à jouer ni les plaintifs ni les plaignants». Pour Gérard Ella Nguéma, «la situation chaotique dans laquelle notre pays est empêtré ne plaide pas en faveur des jérémiades». Il s’agit plutôt, a-t-il estimé, d’«initier une large concertation inclusive, pour éviter la prise en otage de la population», par les acteurs politiques de l’opposition dite radicale et le pouvoir en place. Les «deux camps protagonistes issus du moule du système Bongo/PDG», selon lui, «s’étripent pour le partage de ce qu’ils estiment être leur héritage».

Dans le cadre de cette concertation, les participants débattront sur neuf sujets répartis en autant d’ateliers : «les causes et les conséquences de la crise», «les voies de sortie de la crise : par quels moyens ?», «les réformes institutionnelles», «la question de la gestion des fonds des générations futures de 1990 à nos jours et l’audit des fêtes tournantes», «quel a été le rôle de l’armée dans la crise ?», «analyse du rapport de l’UE», «quid de la crédibilité du résultat final de l’élection présidentielle du 27 août 2016 ?», «perspectives de la 3e Voie», «problématique de la participation ou non au dialogue d’Ali Bongo».

Selon ses fondateurs, «la 3e Voie» est une plateforme sociale, économique et politique, qui entend se poser comme «une force de proposition à même d’arrimer notre Etat aux standards des démocraties modernes au service du développement». La plateforme milite principalement pour «l’émancipation du Gabon à travers le concept de préférence nationale et la promotion de l’intérêt supérieur de la Nation».