Les Gabonais de Lyon ont emboité le pas aux autres mouvements de contestation à la victoire d’Ali Bongo à la dernière présidentielle, en France, avec une marche doublée d’un sit-in, le 4 février dernier.

Vue de manifestants pendant le sit-in, le 4 février à Lyon. © france3-regions.francetvinfo.fr

 

La mobilisation ne faiblit pas dans les rangs des Gabonais de France, contestant toujours la réélection d’Ali Bongo à la dernière élection présidentielle. Le 4 février dernier, en effet, dans les rues de Lyon, le Collectif des Gabonais de Lyon et de ses environs, a initié une marche de contestation ; dénonçant une fraude électorale lors du scrutin présidentiel et les violentes répressions ayant suivi cette échéance.

Le cortège, parti de Saxe-Gambetta, a rejoint la place Bellecour pour un sit-in. Près de 250 personnes ont pris part à la marche. «Ali Bongo dégage !», «Nous voulons la liberté», lançaient notamment les manifestants pendant leur périple dans les rues lyonnaises. A travers ce genre de manifestations, les initiateurs de cette marche souhaitent mettre la pression sur les autorités gabonaises.

«Le Quai d’Orsay, par le ministre des Affaires étrangères, a déjà montré son positionnement, identique à celui de la communauté internationale, de l’Union européenne et des Etats-Unis, qui souhaitent qu’il y ait un recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote», a lancé l’un des co-organisateur de la marche des Gabonais de Lyon, relayé par france3-regions.francetvinfo.fr

Une initiative à laquelle ont massivement adhéré les Gabonais de Lyon, décidé à faire tomber le régime d’Ali Bongo. «On a besoin que tout le monde sache qu’au Gabon, en ce moment, il y a un dictateur qui veut s’imposer par la force et contre la volonté de tout le peuple. Car il a clairement été battu dans les urnes, ce qu’il refuse d’admettre. Nous ne sommes pas d’accord avec ça ! Nous sommes en 2017 et nous ne pouvons plus accepter une dictature continuant à imposer son point de vue au Gabonais», a déclaré Andie, un manifestant.

Un avis partagé par Mathieu, peiné par les nombreuses victimes des évènements postélectoraux. «Le président Ali Bongo a versé le sang des Gabonais. C’est pour cette raison que nous nous sommes levés comme un seul homme, car chacun de nous ici s’est senti blessé et meurtri», a-t-il déploré.