Contestant la légitimité du chef de l’Etat plus de quatre mois après son investiture, la diaspora gabonaise en Europe entend organiser une grande mobilisation, le 18 janvier prochain à Strasbourg, pour exiger de l’Union européenne (UE) des sanctions contre Ali Bongo.

L’affiche invitant les gabonais de la diaspora à se rendre massivement à Strasbourg, le 18 janvier. © D.R.

 

La contestation du pouvoir d’Ali Bongo par la diaspora en Europe ne faiblit pas. Le 18 janvier 2017, elle projette d’organiser à Strasbourg, au parvis du parlement européen, une mobilisation d’envergure. Objectif : demander à l’UE d’adopter certaines sanctions contre Ali Bongo, ce dernier ayant, selon eux, perdu l’élection présidentielle du 27 août dernier.

L’on se souvient que quelques jours après la publication du rapport de la mission des observateurs de l’Union européenne sur l’élection présidentielle du 27 août, certains députés européens avaient exigé l’adoption d’une résolution sur le Gabon, lors de la 32e assemblée paritaire Afrique- Caraïbe- pacifique et l’Union européenne, organisée au Kenya.

Faute d’avoir reçu la majorité des voix des députes des pays réunis à cette assemblée, la résolution n’avait plus été adoptée. Sauf que les parlementaires avaient promis présenter la même résolution à, l’occasion de la rentrée parlementaire en janvier à Strasbourg.

C’est certainement pour profiter de cette rentrée parlementaire que la diaspora gabonaise entend se mobiliser devant le siège de l’Union européenne pour demander des sanctions contre le président gabonais, Ali Bongo. Des sanctions dont la portée n’a cependant pas été définie.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga (stagiaire)