Le weekend écoulé, les Gabonais de Perpignan, dans le sud de la France, ont battu le bitume pour protester, comme le font depuis plusieurs mois leurs camarades de Paris, contre la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle de 2016, et pour demander son départ de l’exécutif.

La diaspora gabonaise manifeste à Perpignan contre le pouvoir en place à Libreville. © F3 LR O. Meyer

 

La diaspora gabonaise a manifesté dans les rues de cette région du sud de la France, samedi 30 septembre, pour dénoncer le régime de Libreville et pour demander le départ d’Ali Bongo. Elle a par ailleurs invité la France qui a des liens historiques et économiques étroits avec le Gabon, à prendre définitivement position dans ce dossier, particulièrement après la résolution du Parlement européen, annonçant des sanctions ciblées contre certaines personnalités de l’exécutif gabonais.

Pour cette énième manifestation anti-régime de Libreville dans l’hexagone, ce sont une cinquantaine de «Résistants» qui s’étaient réunis sur la place de Catalogne à Perpignan. Selon france3-regions.francetvinfo.fr, qui rapporte cette actualité, les manifestants ne comprennent pas le silence du «pays des droits de l’homme» face au chaos qui secoue le Gabon depuis un an.

Sur les pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : «Libérez Pascal Oyougou, libérez Frédéric Massavala…» ou encore «Jean Ping c’est mon choix», ainsi que «Ali, assassin». S’offusquant de ce qui leur apparaît comme un holdup électoral, les manifestants scandaient également: «Ali Bongo a perdu les élections, qu’il libère le pays».

Impôts, douane, Trésor public, Education national, la grève au sein de tous ces secteurs a été évoquée pour indiquer que le Gabon est dans un «chaos total». «Dans un pays riche de son pétrole et de ses autres ressources naturelles… bois, manganèse, uranium, or ou diamants, il n’est pas normal que la population ne mange pas à sa faim», ont clamé ces manifestants non sans indiquer le calvaire subi par les populations à cause des pénuries d’eau et des délestages abusifs.

En dénonçant davantage les «arrestations arbitraires qui ont lieu tous les jours», ces Gabonais de Perpignan espèrent attirer l’attention de l’Europe afin qu’elle fasse pression sur le régime de Libreville. L’objectif étant de tourner la page Ali Bongo.