Consultée par l’entremise de l’UE, la présidence de l’UA n’a pas souhaité recevoir ce document sur la crise postélectorale de 2016, destiné aux chefs d’Etat appelés à prendre part au sommet Afrique-UE à Abidjan du 29 au 30 novembre 2017. Porteuse de cette note de rappel, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a déjà regagné le Gabon.

La Commission de l’UA a refusé le mémorandum sur la crise post-électorale. © D.R.

 

En séjour à Abidjan du 22 au 25 novembre, la délégation de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), conduite par Jean Ping, a regagné Libreville. Ce séjour s’inscrit «dans le cadre du processus de mobilisation de la communauté internationale, en vue de rétablir la vérité des résultats du scrutin du 27 août 2016»,

Jean Ping, qu’accompagnaient Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN) et Dijob Divungui Di Dinge, président de l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE) envisageait remettre un mémorandum sur la crise post-électorale au Gabon aux Chefs d’Etat devant prendre part à la rencontre de haut niveau au cours du sommet Afrique-Union européenne (UE), prévu du 29 au 30 novembre 2017 en Côte d’Ivoire.

«Apres avoir consulté la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), ses représentants n’ont pas souhaité recevoir le Mémorandum que la délégation devait leur remettre, à l’adresse des Chefs d’Etat», indique un communiqué de la CNR, qui note que le mémorandum a été déposé auprès de l’UE qui a pris le soin de se rapprocher de la présidence de la Commission de l’UA, laquelle a refusé de le réceptionner.

Après le refus essuyé d’inscrire le cas de la crise gabonaise lors du sommet Afrique-UE d’Addis-Abeba de juillet dernier, l’occasion était bonne pour que ce cas soit traité au cours du sommet d’Abidjan. La résolution de l’UE du 14 septembre avait, en effet, demandé que cette question figure dans les sujets à débattre au cours du sommet d’Abidjan.

Un coup d’épée dans l’eau ? Certainement pas, car Jean Ping n’a jamais cessé de clamer que «l’alternance est d’abord l’affaire des Gabonais».

Pour l’ancien président de la Commission de l’UA, le peuple gabonais est interpellé au premier chef pour faire triompher l’alternance. Dans une tournée entreprise en juillet dernier à travers l’Europe, Jean Ping avait sollicité l’implication de la Communauté internationale afin «d’assurer une passation pacifique du pouvoir, en vue de la nécessaire réconciliation nationale».

Auteur : Alain Mouanda