Conformément à leur démarche entamée depuis 52 semaines maintenant, les Gabonais de la «Résistance» vont commémorer à Paris, du 27 août au 2 septembre, les évènements malheureux survenus au Gabon après le scrutin présidentiel d’août 2016.

Manifestation anti Ali Bongo à Paris. © i2.wp.com

 

Affiche promotionnelle de la commémoration. © D.R.

Toujours d’actualité, la crise postélectorale sera une nouvelle fois au cœur d’une série de manifestations de Gabonais de France, visant cette fois-ci à commémorer les évènements survenus au cours de la présidentielle de 2016. Il s’agira ainsi d’avoir une pensée pour le scrutin du 27 août et des violences ayant découlé de l’annonce de la victoire d’Ali Bongo, le 31 août de la même année.

Cette commémoration s’étalera sur une semaine, du 27 août au 2 septembre, pour «mettre en exergue quelques évènements majeurs survenus depuis cette élection présidentielle et rappeler le rôle de certains protagonistes dans la situation du pays ; sensibiliser public, médias et institutions au combat et enjeux en cours; et valoriser les actions posées et préparer celles à venir».

De facto, les Gabonais de la «Résistance» entendent interpeler, une nouvelle fois, la communauté internationale sur le cas du Gabon. Plusieurs activités ont ainsi été prévues par les organisateurs de cette semaine de commémoration. Il s’agit notamment de l’opération dimanche «jaune» le 27 août, un sit-in devant l’ambassade du Gabon à Paris le 28 août ; suivi d’une conférence-débat sur le thème «Élections et Démocratie en Afrique : Faut-il (encore) y croire ? Le cas du Gabon», au Centre international de culture populaire (CICP).

Autres activités au programme : une «Journée internationale des victimes forcées de disparition», le 30 août, suivie d’une cérémonie religieuse à la paroisse Notre Dame d’Espérance, le lendemain. Une projection-débat sur le thème «Rétrospectives et perspectives d’une année de Résistance», est également prévue le 1er septembre au parc du Ranelagh. Ces manifestations atteindront leur apogée le 2 septembre avec un énième sit-in au Trocadéro, peu avant une marche géante vers l’ambassade du Gabon à Paris.

Cette série d’activités s’inscrit en droite ligne de la démarche des Gabonais de France, depuis maintenant 52 semaines. Objectif : «faire respecter le choix du peuple, incontestablement exprimé lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016, de sorte que le vrai vainqueur, Jean Ping accède officiellement à la présidence de la République». Cette mobilisation vise aussi à faire «la lumière sur les massacres et autres exactions perpétrées à partir du 31 août 2016».