L’ancien candidat indépendant à la présidentielle d’août 2016 a récemment reçu le Collectif des victimes de la crise survenue après cette élection. Il promet d’offrir son soutien aux membres qui le souhaitent.

Bruno Ben Moubamba, président de l’ACR. © D.R.

 

Bruno Ben Moubamba échangeant avec les représentants du collectif des victimes de la crise postélectorale de 2016. © D.R.

Près de deux ans après la crise survenue à la suite de la réélection d’Ali Bongo, Bruno Ben Moubamba remet au goût du jour le sujet sur les violences infligées à plusieurs Gabonais pendant et après les émeutes enregistrées à Libreville à l’époque. Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) a rencontré, le 26 juin, le Collectif des victimes de la crise postélectorale d’août 2016. Il envisage de soutenir chacun des membres de ce groupe, dont il assure avoir compris le désarroi et le fait qu’ils exigent réparation.

«Je vais accompagner politiquement et sur un plan humanitaire les victimes qui le souhaitent, d’autant plus que les engagements (en la matière) du Dialogue d’Angondjé, n’ont pas été respectés, là aussi», a annoncé l’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016, le 27 juin, sur sa page Facebook.

Si Bruno Ben Moubamba s’est découvert une âme d’humanitaire, c’est parce qu’il dit avoir «pris la mesure des tortures et des souffrances infligées à certains compatriotes en 2016». Pour l’opposant, «les blessures de 2016 ne sont pas cicatrisées et la colère de la Nation est toujours très élevée».

En août 2017, toujours sur sa page Facebook, le président de l’ACR, alors vice-Premier ministre, avait exigé «la vérité, toute la vérité et rien que la vérité» au sujet de la répression des émeutes du 31 août 2016 à Libreville, et particulièrement au sujet de l’attaque du quartier général de campagne du candidat Jean Ping. C’est, en effet, au QG du principal challenger d’Ali Bongo que les meneurs supposés des troubles survenus dans la capitale peu après l’officialisation des résultats de la présidentielle avaient été interpelés. Certains d’entre eux, selon des témoignages, auraient été «torturés» par la suite.