L’artiste engagé est convaincu que l’actuel chef de l’Etat, soutenu par la France, s’éternisera au pouvoir. A moins que le peuple ne change la donne dans un élan de «solidarité, résistance et boycott».

L’artiste Norbert Epandja. © D.R.

 

Visiblement, Norbert Epandja s’est essayé à une nouvelle analyse sur le pouvoir en place. Evoquant un certain nombre d’arguments, l’artiste est convaincu qu’«Ali Bongo ne quittera le pouvoir qu’à sa mort». Une conclusion basée sur l’étroite corrélation entre la famille Bongo-Dabany et la France.

«Le soutien que cette puissance coloniale voue à la famille Bongo-Dabany dépasse tout entendement du commun des gabonais, au point d’amener certains compatriotes à se demander quelles sont les richesses du sol et du sous-sol gabonais que cette famille cède-t-elle à la France en échange, pour bénéficier d’un tel soutien de sa part», a lancé Norbert Epandja.

Pour l’artiste, il ne fait aucun doute que la France, contrairement aux autres puissances ayant colonisé l’Afrique, s’oppose résolument à la démocratisation de l’Afrique centrale. «Elle trouve son intérêt dans la pérennité au pouvoir de présidents africains impopulaires, et non élus par le peuple», a déclaré Norbert Epandja, soulignant que «la France n’est rien sans l’Afrique».

Selon Norbert Epandja, le maintien d’Ali Bongo est dicté par un accord entre le président gabonais et l’ancienne puissance coloniale : «Nous avons fait de toi un Président de la République dans un pays qui n’est pas le tien. Nous te garantissons le pouvoir, à condition que tu regardes ailleurs quand nous pillons les richesses du Gabon», aurait ainsi lancé, selon l’artiste, la France à Ali Bongo.

Un accord consolidant ainsi Ali Bongo dans ses fonctions, la France ayant été insensible aux nombreuses dérives enregistrées lors de la dernière élection présidentielle. D’où la conclusion de l’artiste selon laquelle l’actuel chef de l’Etat mourra au pouvoir…à moins que le peuple gabonais n’en décide autrement. «Je n’y vois que trois choses à faire : solidarité, résistance, boycott, peu importe le temps que ça prendra», a conclu Norbert Epandja.