Accusé de soutenir l’opposition congolaise en vue de la déstabilisation du régime en place dans ce pays, le gouvernement gabonais a tenu à faire une mise au point le week-end écoulé. 

Emmanuel Issozet Ngondet, ministre gabonais des Affaires étrangères © D.R.

Emmanuel Issozet Ngondet, ministre gabonais des Affaires étrangères © D.R.

 

La «rumeur calomnieuse» sur un blog adossé au site Médiapart. © Capture d’écran/Gabonreview

La «rumeur calomnieuse» sur un blog adossé au site Médiapart. © Capture d’écran/Gabonreview

Ces derniers mois, le Gabon est l’objet d’une curieuse suspicion de la part d’une partie de la population congolaise s’informant principalement par le biais d’internet. Le pays est notamment accusé d’œuvrer à la déstabilisation de la République du Congo, en apportant divers appuis et soutiens à certains acteurs ou partis politiques de l’opposition. Alors que les pouvoirs publics assurent ne pas s’être immiscées dans les affaires de ce «pays frère et ami», ni avant ni après le récent scrutin présidentiel, ils ont rejeté «avec véhémence toute accusation de nature à associer le Gabon aux faits incriminés». Et parmi ces «faits», le financement et la fourniture d’armes attribués au président de la République au profit d’André Okombi Salissa «en vue de le soutenir dans sa conquête du pouvoir».

Une «rumeur calomnieuse», qui a vite fait le tour des réseaux sociaux. «Le Gabon condamne avec la dernière énergie cette manœuvre, dont l’objectif inavoué est de porter atteinte à l’excellence des relations d’amitié qu’il a toujours entretenues avec le Congo», a fait savoir le ministère des Affaires étrangères, mettant en garde les instigateurs de «ce complot», tout en disant se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires. Le gouvernement a renouvelé «l’attachement des plus hautes autorités gabonaises au respect des conventions qui régissent les relations diplomatiques, notamment les principes de bon voisinage et de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats». De même qu’il a réaffirmé sa disposition à «toujours privilégier le dialogue dans la recherche des solutions aux différends et incompréhensions» pouvant survenir dans les rapports avec ses voisins, d’autant que seule l’entente est gage d’une intégration régionale effective.