«Il n’y aura pas de troisième dialogue». C’est la formule prononcée le 31 mai 2017, par le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé, pour répondre à Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba Ndama qui réclament un dialogue entre Ali Bongo et Jean Ping.

Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé, le 31 mai 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Le Porte-parole du gouvernement a entretenu la presse pour la première, depuis la fin du Dialogue d’Angondjé. Comme on pouvait s’y attendre, le Dialogue politique a été au cœur de cet échange. A l’issue de ces assises, les conclusions font désormais l’objet de toutes les interprétations. Pour leur part, l’ancien Premier ministre, Casimir Oyé Mba, et l’ancien président de l’Assemble nationale, Guy Nzouba Ndama, ont demandé une nouvelle rencontre pour concilier les positions issues des rencontres organisées respectivement par Jean Ping et Ali Bongo Ondimba.

La réponse à ces démarches a été sans appel. Le Porte-parole du gouvernement a été très clair sur ce sujet, emboitant le pas au président Ali Bongo qui avait déjà annoncé qu’il n’y aura pas un autre dialogue. «Il n’y aura pas de troisième Dialogue. Il n’y a pas de synthèse de Dialogue», a déclaré le ministre de la Communication. Il s’explique : «vous avez d’un côté une discussion qui a eu lieu entre acteurs d’un même camp politique, entre ce qu’on a appelé la Galaxie, mais qui, depuis longtemps a pris une autre tournure. De l’autre côté, vous avez des négociations entre majorité et opposition qui ont impliqué la société civile, les institutions, les facilitateurs. Vous n’allez pas tout de même mettre tous ceux-ci sur le même pied d’égalité, pour demander une synthèse. Il n’y a pas de synthèse à faire».

«Nous n’allons pas passer notre temps à dialoguer. Les acteurs politiques qui le désirent sont appelés à signer les Actes», a-t-il ajouté, précisant que «la période du Dialogue est terminée». Commentant les conclusions, le ministre de la Communication a déclaré : «Nous ne sommes pas allés à Angondjé pour la révolution dans le pays, nous sommes allés à Angondjé pour réformer l’Etat, les institutions, notre vivre ensemble, mettre en place des mécanismes qui vont nous aider à mieux développer notre pays».

Concernant l’éventualité d’un nouveau gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé précise qu’il va y avoir un gouvernement qui sera mis en place. «Il fera de la place aux uns et autres, aux différents acteurs qui ont contribué à ce qu’il y ait apaisement dans le pays», a-t-appuyé. Pour l’agenda, il demande de laisser au chef de l’Etat la maitrise du calendrier.