Le Bloc démocratique chrétien (BDC), par la voix de son président Guy Christian Mavioga, a interpellé le gouvernement le 24 juillet. Dans une déclaration faite à son cabinet, le parti a appelé le gouvernement à revenir sur certaines décisions phares du premier septennat d’Ali Bongo, pour permettre au Gabon de reprendre son souffle.

Le président du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga. © Gabonreview

 

Soucieux de voir le Gabon renouer avec l’accalmie sociale et son économie relancer, le Bloc démocratique chrétien (BDC) a suggéré le 24 juillet 2017, son scénario pour la «sérénité».

Pour le porte-parole de la majorité républicaine pour l’émergence, le gouvernement devrait «revenir aux fondamentaux», en ramenant la sérénité au sein de certaines administrations telles que les hydrocarbures, la Douane et les impôts.

Disant ne pas comprendre la «propension» du gouvernement à «affaiblir» ces administrations, le BDP assure que «plus que par le passé, notre pays a besoin de ces administrations pour relancer son économie. Il faudrait assigner des nouveaux objectifs en déplafonnant les recettes par exemples».

Assurant qu’«il n’est pas une faiblesse de revenir sur une décision, mais c’est faire preuve de sagesse», Guy Christian Mavioga et ses partisans, estiment que certaines mesures prises par les autorités au cours du premier septennat d’Ali Bongo, méritent d’être suspendues, à l’instar de l’interdiction d’exporter le bois sous forme de grume.

«Bien que convaincu de la justesse de la décision d’interdire l’importation des grumes en son temps par le président Ali Bongo Ondimba, le BDC ne pense pas moins qu’en pareille circonstance, il serait salvateur pour notre économie de bénéficier des recettes issues de cette activité en permettant pendant une durée de trois ans, l’exportation de bois sous forme des grumes», a affirmé le président du parti.

S’agissant de la mesure concernant l’importation des véhicules d’occasion, le BDC souhaite que la durée des véhicules soit ramenée à dix ans au plus, car du fait de cette mesure, estime son président, «l’État a perdu des sommes considérables non seulement au niveau de l’impôt sur les sociétés payé par les sociétés importatrices mais, également sur les taxes payées par les consommateurs avant la mise en circulation de leurs véhicules».

Sur la situation du secteur de l’Education, émaillé de grèves, le BDC a félicité le gouvernement pour avoir pu conduire à terme l’année scolaire, faisant fi de souligner qu’elle s’est résumée en un trimestre plein, soit le tiers d’une année normale. Cependant, le Bloc démocratique chrétien demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions au cours de cette période de vacances, afin d’apporter des solutions aux problèmes de manque des tables bancs et de salle de classe.