L’Entente syndicale de l’éducation nationale (Ensen) a préconisé, le 9 janvier à Libreville, le dialogue comme solution des maux minant le bon fonctionnement de l’école gabonaise.

Simon pierre Obiang Nkogo et Michel Ndong Esso, respectivement SG et SGA de l’E.S.E.N. © Gabonreview

 

Les membres du bureau exécutif de l’Entente syndicale de l’éducation nationale (Ensen) ont prescrit leur remède pour soigner l’école gabonaise. Le 9 janvier à Libreville, le syndicat a prôné l’«élaboration des cadres de discussion» entre la nouvelle équipe dirigeante et les syndicats de l’éducation nationale.

«Les grèves incessantes que connaît l’école gabonaise ont été entretenues par le manque de dialogue entre la tutelle et les partenaires sociaux», a estimé le bureau exécutif de l’Ensen, soulignant que la conséquence de cette situation serait la «baisse considérable du niveau des élèves».

Pour l’Ensen, en effet, les syndicats ne sont pas des ennemis qu’il faut faire taire à tout prix. Bien au contraire, «l’action et le rôle des syndicats dans la transformation globale de l’école et de la société est indéniable. Pour preuve, le nouveau système de rémunération est issu des assises du Dialogue social d’Angondjé auxquelles ont activement pris part les syndicats tous secteurs confondus», a affirmé le syndicat.

S’agissant du discours à la Nation du chef de l’État, l’organisation syndicale a dit avoir pris acte des promesses d’Ali Bongo de moderniser le système éducatif. Elle s’est tout de même montrée prudente sur les délais d’exécution et la gestion des moyens éventuellement alloués pour l’aboutissement de ces projets.

«Aussi faisons-nous, modestement, la proposition au chef de l’Etat et au gouvernement d’associer les partenaires sociaux pour la mise en œuvre de ces promesses», a indiqué le bureau exécutif. Par ailleurs, le syndicat espère que des actions concrètes seront menées dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie et l’insécurité en milieu scolaire. «Nous appelons l’attention du chef de l’Etat afin qu’il prenne lui-même les commandes de cette lutte. Car, la jeunesse gabonaise se meurt à grand feu», a conclu le bureau exécutif du syndicat.