Dans un courrier adressé à l’ambassadeur du Gabon en France, le 19 mars dernier, cette force syndicale française a plaidé pour la levée immédiate de la suspension de la Confédération nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed).

Le secrétaire général de la Fnec-FP, Hubert Raguin. © i.ytimg.com

 

Après le tollé des organisations syndicales nationales, la suspension de la Confédération nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) fait également du bruit hors des frontières du pays. Plus précisément en France, où la Fédération nationale de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle (Fnec-FP) a évoqué cette question dans un courrier adressé à l’ambassadeur du Gabon en France, le 19 mars dernier.

«Nous venons d’apprendre que le gouvernement vient de dissoudre la Conasysed, soi-disant pour ‘‘trouble à l’ordre public, entrave à la liberté de travail, violence et voie de faite’’», a écrit le secrétaire général de la Fnec-FP. Et Hubert Raguin de soutenir que «les différentes composantes de ce groupement syndical réfutent en bloc ces accusations qui n’ont d’autres buts que de casser la grève et la mobilisation, et de tenter de diviser les organisations syndicales engagées dans le combat pour la satisfaction des revendications des enseignants au Gabon».

A l’instar des organisations syndicales locales du secteur éducation, la Fnec-FP a soutenu «l’exigence de la levée immédiate de la dissolution de la Conasysed adressée au gouvernement gabonais». Et la force syndicale française de rappeler au diplomate gabonais que «la liberté syndicale, le droit de s’organiser librement et de faire grève pour défendre des revendications, sont des droits inaliénables».

«Notre organisation condamne avec la plus grande fermeté, le recours à la menace, à l’intimidation, à la répression policière», a insisté la force syndicale, revenant sur son choix de s’adresser au diplomate gabonais. Elle s’adresse à lui, en effet, afin que ce dernier soit intermédiaire auprès du gouvernement gabonais, «pour qu’il soit mis fin à ces atteintes intolérables aux libertés syndicales et aux droits de l’Homme, pour qu’une issue positive soit trouvée par la voie de la négociation».