Si les autres Etats de la sous-région ont pris l’engagement de contribuer au financement du processus devant conduire à la pacification de la République centrafricaine, le Gabon a d’ores et déjà annoncé le montant de sa contribution.

Sommet de la CEEAC sur la RCA, le 25 novembre 2015 à Libreville. © Gabonreview

Sommet de la CEEAC sur la RCA, le 25 novembre 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Libreville a abrité, le 25 novembre dernier, le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) consacré à la République centrafricaine. A l’issue des travaux, le secrétaire général de la CEEAC, Allam-Mi Ahmad, a rappelé que les chefs d’Etat et de délégation ont pris note du niveau de financement des futures élections et se sont accordés à combler le gap financier indispensable au bouclage du budget prévisionnel. Dans ce contexte, assurant la présidence en exercice de la CEEAC, le Gabon a annoncé une contribution d’un milliard de francs tandis que d’autres pays se sont engagés à contribuer dans un futur proche.

En outre, de nombreuses solutions et recommandations ont été faites pour sortir la RCA de la crise qui perturbe la quiétude de son peuple et bloque son développement. Les chefs d’Etat et de délégation ont donc exprimé leur adhésion au nouveau calendrier électoral publié par les autorités de transition. Ils ont appelé tous les acteurs nationaux à soutenir ce calendrier afin de permettre la tenue d’élections, l’objectif ultime étant de parvenir à l’installation d’un pouvoir élu d’ici à avril 2016. «A la demande des trois hautes autorités de la transition en Centrafrique, la transition politique est prolongée pour la période allant du 31 décembre 2015 au 31 mars 2016», a déclaré Allam-Mi Ahmad, secrétaire général de la CEEAC.

La CEEAC a également mis en garde ceux qui se complaisent dans la situation actuelle de la RCA. Elle a annoncé que des fauteurs de troubles pourraient se retrouver devant la Cour pénale internationale (CPI). Rappelons que ce sommet extraordinaire s’est tenu en présence de deux chefs d’Etat, Ali Bongo, président en exercice de la CEEAC et Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine. Les autres chefs d’Etat de la région ayant choisi de se faire représenter.