Pour faire face à la crise tout en continuant de répondre aux attentes de sa clientèle, La Poste SA a récemment liquidé sa structure PosteBank et l’a remplacée par PosteFinance, présentée comme plus adaptée au marché du Groupe.

PosteBank a cédé sa place à PosteFinance. © D.R.

 

PosteBank, c’est fini ! A la place, les administrateurs du Groupe La Poste SA ont décidé de créer PosteFinance. Il ne pouvait en être autrement, selon eux. «Pour poursuivre les activités avec PosteBank, il aurait fallu renforcer les fonds propres d’environ 35 ou 40 milliards de francs CFA. Ce sont des montants qui sont difficiles à réunir aujourd’hui par l’Etat, qui est en pleine restriction budgétaire. La création de la PosteFinance est une mesure sociale importante parce que PosteBank n’a pas d’argent pour payer les droits sociaux. La Poste SA reprend donc tout le personnel de PosteBank avec droits acquis», a justifié Michaël Andadé au terme du conseil d’administration tenu à Libreville le 21 décembre, rapporte le quotidien L’Union.

Pour le P-DG de La Poste SA, «compte tenu des difficultés que PosteBank a connues par le passé, l’EMF PosteFinance est une structure plus adaptée pour la taille du marché de La Poste, qui est constitué de petits épargnants (particuliers, PME/PMI)». Faisant partie des solutions adoptées par les actionnaires (Etat gabonais et La Poste), la nouvelle structure vise un principal objectif : «développer dans tout le pays l’inclusion financière de toutes les catégories socioprofessionnelles».

«PosteFinance est une microfinance de deuxième catégorie. C’est une structure financière qui, en termes de produits, fait ce que fait une banque, sauf avoir un compte de règlement à la Banque centrale ; avoir des opérations avec les banques ; faire des transferts à l’étranger sauf dérogation ; et le niveau du capital requis est de 500 millions de francs contre 10 milliards pour les banques», a expliqué Michaël Andadé, qui n’a pas nié qu’un plan de redressement, pour sortir de la crise, est également en cours à La Poste SA. Celui-ci comporte un volet social.

Si la mise en œuvre de ce plan social avait été retardée jusqu’à présent, c’est que les administrateurs avaient à cœur de préserver les emplois. Or, selon les actionnaires, «au terme du redimensionnement et de la réorganisation du Groupe, à travers la dissolution anticipée des entités non rentables, la mise en place d’un nouvel organigramme avec un minimum d’outils de gestion, est arrivé le moment d’activer le levier social du plan de redressement». Il s’agira, en effet, de réduire les effectifs, notamment par la motivation de départs en retraite anticipée, conformément à l’article 62 du Code du travail, et 75 du Code de sécurité sociale.

Les candidats bénéficieront d’«une retraite à taux plein», promet La Poste SA aux employés âgés de 55 à 60 ans.