Le président-directeur général de La Poste SA a récemment présenté au ministre en charge de l’Economie numérique un ensemble de propositions devant permettre de sortir l’entreprise publique de la crise.

Le siège de la PosteBank à Libreville. © Gabonreview

 

C’est au cours d’une nouvelle séance de travail, lundi 8 mai à Libreville, avec Alain-Claude Bilie-By-Nze, le ministre en charge de l’Economie numérique, que le P-DG de La Poste SA a livré les conclusions de ses réflexions entreprises ces derniers mois, en vue de trouver des solutions à la crise que traverse l’entreprise publique depuis plus d’un an. Michaël Adandé et ses collaborateurs ont présenté au membre du gouvernement «plusieurs scénarii» devant permettra à La Poste SA de connaître à nouveau la sérénité. Parmi les solutions envisagées, les dirigeants de la boîte ont proposé une restructuration de la filiale qui gère la partie bancaire du groupe public. Le but est de renouer avec la confiance des usagers, a confié le P-DG, disant désormais attendre la décision finale des autorités gabonaises, en tête desquelles le président de la République.

 Pour sa part, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’a pas cessé d’affirmer que tout doit être fait pour sauver La Poste SA. Quelques mois après l’explosion de la crise au sein du Groupe, en juillet 2016, il avait tenu à rassurer personnel et usagers de cette structure de ce que le gouvernement s’activait à trouver, «dans les brefs délais», des solutions. Si depuis la situation est quasiment restée inchangée, le ministre en charge de l’Economie numérique n’a pas moins rappelé, au cours de la dernière séance de travail avec les responsables, que «La Poste SA est un opérateur qui est au cœur de l’action des pouvoirs publics, en ce qui concerne le service de proximité aux citoyens».

Aujourd’hui, La Poste SA accuse un déficit d’environ 100 milliards de francs CFA, selon le ministère de l’Economie numérique. L’entreprise publique est loin d’être rentable depuis ces dernières années. En juillet 2016, sa masse salariale mensuelle était évaluée à 800 millions de francs quand les recettes du Groupe n’atteignaient que 200 millions par mois.