Les enseignants membres du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont voté en assemblée générale le 24 avril 2017, la suspension de la grève pour une durée de trois mois à compter de ce jour

Les membres du Séna votant pour la suspension de grève le 24 avril 2017. © Gabonreview

 

En grève depuis six mois déjà, les enseignants membres du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont voté à l’unanimité, le 24 avril dernier, la reprise du travail. Cette posture valable pour trois mois, s’appuie sur les conclusions de la séance de travail du 22 avril dernier avec les ministres de l’Éducation nationale et de la Fonction publique.

Le secrétaire général du Sena entouré de ses collaborateurs, au cours de l’assemblée générale, le 24 avril 2017. © Gabonreview

Selon le secrétaire général du Sena, le mouvement engagé le 31 octobre dernier a permis d’obliger le gouvernement à accélérer le calendrier des négociations sur les points contenus dans notre cahier de charges. Et, après plusieurs rencontres d’une part avec les techniciens de la primature et de l’Education nationale et d’autre part, avec les ministres de l’Éducation nationale et de la Fonction publique, des acquis ont été obtenus du gouvernement.

En terme d’acquis, le Sena reconnaît : l’intégration des partenaires sociaux dans l’organisation des examens et concours ; l’organisation du concours d’entrée à l’ENS à l’issue des réformes en cours et sa délocalisation à l’ENI ; la signature de l’arrêté sur la journée nationale de l’enseignant et sa célébration tous les 23 de chaque année ; le paiement de la PIP du deuxième trimestre 2015 ; le paiement des vacations des examens 2016 ; le paiement dans les prochains jours du reliquat de la Pife 2015, après transmission des listes des ayants droit ; la livraison en cours des tables bancs et implication du Sena dans le processus de distribution ; la suppression de l’approche par les compétences en cas de non-introduction de réformes souhaitées en profondeur ; l’intégration du Sena dans le comité de suivi du programme de construction scolaire financé par l’Agence française de développement et le paiement désormais des vacations après service fait et directement dans les salaires.

«Depuis six mois, nous avons montré qu’il est possible de relever la tête et de se battre collectivement, même si nous n’avons pas réussi à conquérir tous les droits et revendications auxquels nous aspirons légitimement», a affirmé Fridolin Mve Messa, tout en avisant que le combat n’est pas fini. «Chacun doit savoir que nous continuerons le combat par d’autres moyens. Chacun doit se tenir prêt à le reprendre, notamment en bloquant le déroulement des examens de fin d’année si d’aventure les points de notre cahier de charges ne sont pas solutionnés au plus tard fin juillet 2017».