L’association des parents pour la défense des intérêts des élèves et étudiants (Apadie) a décidé le 2 mars 2017, de sortir de l’ombre pour répondre aux aspirations de la jeunesse et assister les enseignants dans leurs revendications.

Le président de l’Apedie et quelques invités au lancement de la structure. © Gabonreview

 

Se présentant comme la «vraie» association des parents d’élèves, l’Apadie s’est révélée à la population gabonaise le 2 mars dernier à la Chambre de commerce, à la faveur d’une conférence de presse. L’urgence de la situation que connaît le système éducatif gabonais aurait convaincu les membres de cette association, qui se réclame apolitique, à rejoindre le combat pour la survie de l’école gabonaise et la protection de la dignité de l’enseignant.

L’«inaction» de la fédération des parents d’élèves et des étudiants du Gabon (Fénapeg) ; la gestion opaque dans la gouvernance de cette structure, l’absence de transparence des fonds issus de la coopérative scolaire, et de la mutuelle universitaire, sont autant de préoccupations, ayant motivé la création de l’Apadie.

«Parce que nous avons été élèves, qu’aujourd’hui nous sommes parents et parce que nous sommes patriotes, l’urgence de la situation nous adjoint à défendre les élèves et les enseignants dont le sort est cruellement menacé», a déclaré le président d’Apadie, Nicolas Nguema. L’objectif de l’association est d’informer et de sensibiliser la population sur ces injustices et de faire pression sur l’Etat, afin qu’il prenne ses responsabilités vis-à-vis du secteur de l’éducation.

«Nous parents d’élèves nous sommes sidérés de cette incompréhension du pouvoir obnubilé par l’organisation de fêtes sportives à coût pharaonique. Deux Can en 8 ans à 863 milliards de francs cfa et pas une seule salle de classe, pas d’indemnité pour les professeurs, deux universités en 50 ans», a déploré Nicolas Nguema, s’interrogeant sur l’absence de qualité de parent d’élève du président de la République ainsi que des membres du gouvernement, au regard des choix opérés et de l’état misérable du système éducatif.

Convaincus que le gouvernement ne peut apporter aucune solution aux maux qui minent le Gabon car, étant les responsable de cette situation. Pour les membres de l’Apadie, les hommes et femmes à la tête du pays seraient déconnectés des réalités du Gabon et de son peuple. L’Apadie promet d’initier des démarches judiciaires contre les autorités du pays, afin que ces derniers puissent répondre de leur «crime contre l’éducation».