Le juge Chile Eboe-Osuji a été élu président de la Cour pénale internationale (CPI), le 11 mars dernier, pour un mandat de 3 ans avec effet immédiat. Le Nigérian remplace à ce poste, la juge argentine Silvia Fernàndez de Gurmendi.

Le nouveau président de la CPI, Chile Eboe-Osuji, élu le 11 mars 2018. © CPI

 

Entré à la CPI en 2011 en tant que juge, le Nigérian Chile Eboe-Osuji vient d’être porté à la tête de l’institution pénale universelle permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre.

«Je suis très honoré de la confiance témoignée par mes pairs qui m’ont élu président de la Cour. Alors que je prends mes fonctions, je trouve encourageant de pouvoir compter sur la vaste expérience des deux vice-présidents», a déclaré le nouveau président de la CPI.

En succédant à la juge argentine Silvia Fernàndez de Gurmendi, Chile Eboe-Osuji aura pour mission de définir les orientations stratégiques de l’instance pénale internationale et de superviser les activités du greffe. Le juge tchèque, Robert Fremr, a été élu premier vice-président et le juge français, Marc Perrin de Brichambaut, 2e vice-président.

«J’entrevois également avec grand enthousiasme ma collaboration avec l’Assemblée des États parties, la société civile et la communauté internationale, afin de consolider et renforcer le système du Statut de Rome», a assuré le nouveau président de la CPI.

Né en 1962 à Anara dans l’Etat d’Imo au Nigéria, Chile Eboe-Osuji a été élu juge de la CPI le 16 décembre 2011. Il avait présidé le 10 septembre 2013 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, l’audience du procès contre le vice-président du Kenya William Ruto et Joshua Arap Sang.