Pour la facilitation de l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) et l’établissement de «la vérité» sur les violences enregistrées en 2016, le bureau de l’Union du peuple gabonais (UPG) appelle les populations à la coopération et à la vigilance.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le président de l’UPG attend beaucoup de la mission de la CPI au Gabon. © D.R.

 

Si le gouvernement, depuis quelques heures, assure que la mission de la CPI est à Libreville à la suite de sa saisine, déposée au bureau de son procureur générale en septembre 2016, à l’UPG, on veut croire qu’il s’agit d’une réelle occasion censée faire toute la lumière sur les évènements violents survenus après l’annonce des premiers résultats de la présidentielle d’août 2016. Aussi, disant être «solidaire de l’action ayant abouti à la présente saisine», le bureau exécutif du parti dirigé par Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a-t-il invité, samedi 17 juin, les populations à une meilleure implication. D’autant qu’il se représente cette mission de quatre jours à Libreville comme un «devoir de mémoire».

Le parti qui a rappelé avoir déposé une requête devant la CPI, au lendemain de la présidentielle de  2009, a notamment appelé «tous les citoyens à la vigilance, pour ne pas céder aux divertissements de tous ordres qui pourraient être orchestrés pendant cette période (d’enquête), avec pour conséquences de semer la confusion et de tromper la religion de la Cour». De même, l’UPG de Moukagni-Iwangou, disant attacher du prix à «l’administration d’une justice saine et sereine», a invité «toute personne dûment requise, à coopérer au devoir de vérité».

Dans son Agenda de sortie de crise rendu public en mai dernier, l’UPG avait inscrit, dans son point n°7 la nécessité «d’ouvrir une enquête indépendante, pour identifier le bilan de l’assaut donné contre le quartier général de Jean Ping, et faire le point des opérations menées sur toute l’étendue du territoire».