Un an après avoir remporté la précédente édition, Mister NO a remporté, le 25 mars à Libreville, la 9e édition de la coupe nationale de slam-poésie.

Mister NO, s’est succédé comme champion du Gabon de slam 2017. © Gabonreview

 

Et de deux ! Dans son escarcelle, Mister NO compte désormais deux victoires à la coupe nationale de slam-poésie. Un an après avoir remporté la précédente édition, il s’est succédé à lui- même, le 25 mars à l’Institut français du Gabon (IFG) à Libreville. «Ça n’a pas été facile», a-t-il avoué, tout en disant avoir eu «confiance» en la qualité des textes qu’il avait choisi de présenter au cours de la compétition.

Sifrid (en haut) et Joey (bas) ont fini 2e et 3e de la compétition. © Gabonreview

«En matière de slam, on écrit pour faire passer un message. Et lorsque j’ai décidé de me représenter, de mettre mon titre en jeu, ce n’était pas pour être champion du Gabon à nouveau. Je l’ai déjà été. C’était plutôt parce que j’avais des messages à véhiculer pour l’année 2017», a confié Franck Noel Makosso (de son vrai nom) au terme de la compétition. Parmi les «messages», qu’il a souhaité faire passer : «Le problème du Gabon», qui tacle les habitudes, les fausses croyances et le laxisme de certains Gabonais face à des situations d’injustice ; «Le maçon», évoque la ‘‘construction’’ et le développement du pays sur un plan matériel et spirituel. Deux textes qui ont particulièrement plu au jury, et qui ont permis au double champion de passer aisément de la demi-finale à la finale (44 points), le mettant aux prises avec Joey, le vice-champion du Gabon en 2016.

Mais bien plus que Joey (38 points en finale) qui a semblé avoir du mal à finir de déclamer ses textes, l’adversaire le plus dangereux de Mister NO a été le jeune Sifrid, arrivé deuxième de la compétition avec 42 points.

Au total, la 9e édition de la coupe nationale de slam-poésie organisée par le label Zorbam, en partenariat avec l’IFG, a vu la participation de 14 slammeurs. Pour cette édition, trois slammeuses ont été de la partie : Déesse Ngom, Jiji Rodriguez et Ramsès Junior. Des critiques ont toutefois été émises à propos de l’organisation, notamment du changement de règle «à la dernière minute», selon Raoul, un des compétiteurs. «Le système d’élimination adopté ce soir n’a pas été des plus bénéfiques pour les slammeurs, dont la hiérarchisation des textes à clamer était déjà caller dans leur tête, pour ceux qui espéraient arriver en finale. Or, cette année la finale s’est jouée en un seul tour pour trois compétiteurs», a regretté Mister Will, vainqueur de l’édition 2015.