De 13 équipes à sa création en 1930 à 24 en 1982 et 32 depuis 1998, la Coupe du monde de football grossit encore jusqu’à 48 et se disputera selon une première phase éliminatoire de 16 groupes de 3, les deux premiers de chaque groupe étant qualifiés pour les 16e de finale.

Trophée de la Coupe du monde de football. © AFP PHOTO / BEN STANSALL

 

L’instance mondiale du football, a approuvé à l’unanimité le 10 janvier 2017, l’élargissement de la compétition de 32 à 48 équipes, avec 16 groupes de 3 équipes à partir de 2026. À travers cet élargissement du nombre des qualifiés, le nouvel homme fort de l’instance mondial du football le président Gianni Infantino, veut organiser une Coupe du monde à laquelle participera presque le quart (48) des associations (209) affiliées à la Fifa. C’est à partir du Nigeria, le 25 juillet 2016, qu’il a annoncé sa ferme intention d’élargir le plateau final de la compétition mondiale, avec la promesse que l’Afrique bénéficiera de deux places supplémentaires.

«Nous devons dessiner la Coupe du monde du 21e siècle (…). Le football ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique latine», a souligné Gianni Infantino.

Le Mondial 2026, dont le pays organisateur sera connu en mai 2020, offrira 80 rencontres (contre 64 dans un format à 32). Cependant, la Fifa n’a pas encore dévoilé les modalités de qualifications pour cette édition élargie, mais on peut supposer que l’Afrique et l’Asie, qui n’ont actuellement que respectivement 5 et 4,5 (selon les résultats des barrages) pays qualifiés, seront les grands bénéficiaires de cette réforme. L’Europe, qui en compte 14, pourrait également grignoter quelques places, mais l’intérêt des éliminatoires va encore prendre un sérieux coup. L’Amérique du Sud (4,5 places), l’Océanie (0,5 place) et l’Amérique du Sud et centrale (3,5) peuvent également rêver de placer un ou deux pays supplémentaires.

Selon un rapport confidentiel de la Fifa, consulté par l’Agence France presse, un Mondial à 48 assurerait une hausse conséquente des revenus : 640 millions de dollars (605 millions d’euros) supplémentaires par rapport aux prévisions du Mondial-2018 en Russie à 32 équipes. Les revenus des droits de télévision progresseraient également de 505 millions de dollars et ceux du marketing de 370 millions de dollars, selon cette même analyse.