24 heures après la tentative de coup d’Etat par des soldats de la Garde républicaine (GR), le 7 janvier à Libreville, le Parti démocratique gabonais (PDG) a condamné cette «tentative de déstabilisation» des institutions.

Stéphane Germain Iloko lors de sa déclaration, le 8 janvier 2018. © Capture d’écran / Gabon 1ere

 

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a pris le train de condamnations du coup d’Etat manqué du 7 janvier à Libreville. 24 heures plus tard, le 8 janvier, le parti au pouvoir a fermement condamné cette «tentative de déstabilisation» des institutions gabonaises, tout en prônant le «respect de l’ordre constitutionnel et démocratique» du Gabon.

Le 7 janvier à Libreville à partir de 4h du matin, quelques soldats de la Garde républicaine (GR) ont pris d’assaut la maison de la radio et de la télévision nationale, y diffusant en boucle un communiqué de prise du pouvoir. Une tentative de putsch qui a plongé la capitale gabonaise dans la psychose, avant que les forces de défense et de sécurité ne rétablissent l’ordre. Celles-ci ont d’ailleurs été félicitées par le PDG.

«Le PDG félicite les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme, leur loyauté et le sens de défense des principes républicains», a déclaré l’un des porte-paroles du parti au pouvoir. «Leur maitrise de la situation et leur apport à la consolidation de la stabilité rassurent le peuple gabonais et les communautés étrangères vivant au Gabon», s’est réjoui Stéphane Germain Iloko.

Ce dernier n’a pas manqué d’inviter les autorités judiciaires à «faire toute la lumière dans cette affaire, déterminer les responsabilités et prendre toutes les sanctions qui s’imposent». Le PDG a également salué la maturité dont le peuple gabonais durant cette tentative de putsch. «Le Gabon a besoin d’unité nationale, de travail collectif, pour poursuivre son développement économique et social», a souligné le porte-parole du PDG.

Stéphane Germain Iloko a saisi l’occasion pour tordre le cou à la «polémique stérile vainement entretenue» autour de la santé d’Ali Bongo. «Le président de la République se porte très bien et poursuit sa convalescence de façon convaincante et concluante», a-t-il déclaré en citant le secrétaire général du PDG, qui s’est confié à RFI le 8 janvier. «Arrêtons donc toute confusion, tout malentendu, tout quiproquo sur l’état de santé du chef de l’Etat», a conclu Stéphane Germain Iloko.

S’agissant de la polémique stérile, vainement entretenue autour de la santé du président de la République, le PDG réaffirme à la suite de l’interview par son secrétaire général sur les ondes de RFI ce 8 janvier 2019 : «Le président de la République se porte très bien et poursuit sa convalescence de façon convaincante et concluante».

Et comme l’a affirmé le chef de l’Etat lui-même lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier, il sera parmi nous très prochainement. Arrêtons donc toute confusion, tout malentendu, tout quiproquo sur l’état de santé du chef de l’Etat.