Engagé dans la campagne «Corruption Zéro», le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a déposé, le 24 décembre, une plainte contre l’actuel gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Joël Ogouma, pour détournement de fonds publics et autres griefs supposés.

Georges Mpaga, chef de file du ROLBG. © D.R.

 

Le ROLBG a finalement porté ses menaces du 20 décembre à exécution en déposant sa plainte à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) contre l’ancien directeur général des Impôts, Joël Ogouma.

La plainte de l’organisation présidée par Georges Mpaga porte sur un détournement de fonds publics, des blanchiments de capitaux, la corruption, la criminalité financière en bande organisée. L’initiative du ROLBG fait suite aux informations liées au détournement supposé de 25 milliards de francs CFA, relayées par plusieurs médias, destinés à la construction du nouveau siège de la direction générale des Impôts à Libreville.

Le ROLB, dans sa plainte, assure que le prédécesseur de l’incriminé, Michel Mpega, affirme qu’au moment de quitter la DGI en 2012, cette somme de 25 milliards dormait dans le compte de l’institution. Mais, relève le Réseau, son successeur, Joël Ogouma, n’a jamais donné des précisions sur la direction qu’à pris cet argent. Pis, le bâtiment n’a pas été construit.

N’ayant pas apporté de réponse à toutes les interpellations, le ROLBG s’estime en droit de penser que «cette somme a été dissipé par Joël Ogouma, avec la complicité de la BGFI Bank et d’autres établissements bancaires au Gabon et à l’étranger». Ce qui fait davantage dire que cet argent aurait «vraisemblablement servi à l’acquisition par l’intéressé d’importants biens immobiliers mal acquis au Gabon, en France et au Canada».

Les membres de cette ONG invitent l’Etat gabonais à mener des investigations nécessaires à la manifestation de la vérité, à les déclarer coupables des crimes sus-cités, entre autres.