Dans un entretien, lundi 28 mai sur Gabon 24, le président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) a jugé nécessaire la révision des textes fondateurs de la structure dont il a la charge depuis juillet 2013.

Dieudonné Odounga Awassi, président de la CNLCEI, le 28 mai 2018, à Libreville. © Capture d’écran/Gaboninitiatives.com

 

Dieudonné Odounga Awassi n’est pas fâché de ce que le gouvernement ait lancé, la semaine dernière, une réflexion devant conduire à réformer la CNLCEI. Bien au contraire. Nommé en juillet 2013, il estime que la structure dont il a la charge mérite de se renouveler et de voir ses pouvoirs renforcer, en termes de répression de la corruption en République gabonaise.

«Quinze ans après sa création, la CNLCEI ne peut plus s’appuyer sur les mêmes textes dans la lutte contre la corruption», a déclaré sur Gabon 24, Dieudonné Odounga Awassi, estimant par ailleurs qu’«il est temps de criminaliser d’autres faits liés à la prévarication des finances publiques».

Face à l’efficacité de l’«Opération mamba», le président de la CNLCEI voit plutôt d’un bon œil l’annonce des révisions portant sur le régime de prévention et répression de l’enrichissement illicite, ainsi que sur les missions d’investigation et de consultation dévolues à la structure. Toutefois, près de cinq ans après son arrivée à la tête de la CNLCEI, Dieudonné Odounga Awassi prône davantage pour l’«effectivité dans l’application des textes», gage, selon lui, de la réussite du Plan de relance économique (PRE) donc du développement du pays.