Libreville abrite depuis ce 28 février et ce, jusqu’au 1er mars 2018, les travaux de la 19e Session ordinaire de la Commission de défense et de sécurité (CDS) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), prélude à un Conseil des ministres et à un Sommet des chefs d’Etat du Conseil de paix et de sécurité (Copax) de la CEEAC.

Le ministre gabonais des Affaires présidentielles et de la Défense nationales, Etienne Massard Kabinda, ouvrant les travaux du CDS, le 28 février 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

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Les chefs d’état-major généraux, les chefs d’état-major des armées, les commandants en chefs et directeurs généraux de gendarmerie et de police, ainsi que de Hauts représentants des ministères des Affaires étrangères des pays de la CEEAC sont dans la capitale gabonaise pour débattre des questions de paix et de sécurité dans la région.

L’ordre du jour porte sur la situation politique et sécuritaire en Afrique centrale (Caractéristiques), l’échange et l’adoption des recommandations sur la situation politique et sécuritaire, la présentation des conclusions des 16e, 17e et 18e CDS. Il s’agira également d‘adopter les recommandations sur la mise en œuvre de la Convention de Kinshasa sur les armes légères de petits calibres (ALPC), ainsi que celles relatives à la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux en mer pour les Etats membres de la CEEAC et la stratégie internationale sur le Golfe de Guinée.

Le général d’armée, chef d’état-major général des forces armées gabonaises, président de la CDS, Auguste Roger Bibaye Itandas, dans son allocution a rappelé que ces travaux se tiennent à un moment où la sous-région connait des défis majeurs en matière de paix et de sécurité, malgré tous les efforts mis en œuvre par les Etats membres. Des efforts visant, a-t-il dit, à consolider les mécanismes et à renforcer les capacités existantes en matière de prévention et de gestion de conflits armés.

Pour le général Guy-Pierre Garcia, Secrétaire général adjoint de la CEEAC, en charge du département de l’Intégration humaine, la situation est préoccupante dans cet espace communautaire. «Cela appelle au renforcement de la coopération et de la concertation en vue de relever, ensemble, les défis auxquels la sous-région est confrontée», a-t-il dit, corroborant le propos du ministre gabonais des Affaires présidentielles et de la Défense nationales, Etienne Massard Kabinda. Ce dernier estime que les «menaces sécuritaires actuelles nous obligent à raffermir nos liens, à renforcer la solidarité au sein de la communauté et à trouver des solutions innovantes pour faire face aux multiples enjeux auxquels nous devons faire face».

Ces menaces reposent sur les crises politiques, les tensions sociales, la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre, l’activisme des groupes armés, la crise humanitaires, le terrorisme et l’extrémisme violent, la transhumance et ses conséquences néfastes sur la sécurité et l’environnement. Le mercenariat, la criminalité transfrontalière, la piraterie maritime et les trafics illicites fragilisent également la sécurité de cet espace.

Les travaux de Libreville s’achèvent le 1er mars 2018. Au terme de la rencontre, les délégués procéderont à l’adoption du Rapport du 19e CDS, du projet d’ordre du jour du Conseil des ministres, ainsi que de la date et le lieu de la 20e session de la CDS.