A quelques jours de la clôture de la Cop 23, organisée du 6 au 17 novembre 2017 à Bonn en Allemagne, la question du financement fait craindre les pays en développement sur les 100 milliards de dollars promis d’ici à 2020 par les pays développés.

Les pays africains et insulaires espèrent que promesse sera tenue. © D.R.

 

Les promesses financières des pays développés à ceux du sud, premières victimes de l’impact des changements climatiques, sont loin du compte. Selon Oxfam, une ONG britannique, ce sont moins de 15 milliards de dollars qui ont pour l’heure été réunis.

Alors que les voyants sur l’urgence d’une transition énergétique sont au rouge, notamment avec le cri d’alarme exprimé par 15000 scientifiques, issus de 184 pays, sur la tribune Bioscience, indiquant «qu’après, il sera trop tard», la contribution financière pour accélérer la transition énergétique fait toujours défaut.

On pense à l’accélération d’une transition énergétique. © D.R.

«Il faut des centaines de milliards d’euros d’investissement pour financer la transition énergétique et arriver à un réchauffement nettement inférieur à 2 degrés. C’est un challenge et une opportunité pour l’UE d’attirer l’investissement vert. C’est pourquoi nous préparons pour début 2018 un plan d’action pour la finance verte durable» a indiqué à Bonn, Valdis Dombrovskis, vice-président de la commission européenne.

La feuille de route présentée à Marrakech lors de la Cop 22 préconisait pourtant la mobilisation des 100 milliards de dollars, au titre de la contribution commune différenciée. L’urgence d’agir avait suggéré un niveau de réchauffement à 1,5 degré d’ici à 2020. Ce qui ne semble pas, là non plus, préoccuper les pays du nord. Car, l’année 2017 est en passe d’être déclarée année la plus chaude jamais enregistrée.

Selon les 80 chercheurs du Global carbon prtoject, les émissions liées à l’industrie et à la combustion d’énergies fossiles devraient croître de 2% cette année, par rapport à 2016 et atteindre un niveau record.

Des signaux alarmistes pour les pays insulaires qui, pourraient être engloutis à cause de la fonte des glaciers, de même pour les pays africains, exposés à la sècheresse. Si l’Europe est très attendue sur le financement lors de cette Cop de Bonn, les engagements américains constituent le problème. A priori les USA, grand pollueur, ne pourraient pas se soustraire de ces engagements avant 2020. Si une petite délégation américaine est présente en Allemagne, Donald Trump avait été très clair, il ne continuerait pas à donner de l’argent pour la question des changements climatiques.

Auteur : Alain Mouanda