Au lendemain de l’ouverture des travaux de la 23e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP23), le 6 novembre Bonn, en Allemagne, le ministre de l’Economie est revenu sur le rôle qu’entend jouer le Gabon dans ce sommet.

Le ministre en charge de l’Economie, Régis Immongault. © Facebook

 

Du 6 au 17 novembre se tient à Bonn, en Allemagne, la 23e conférence sur le climat (COP23). Très engagé sur la question à l’instar d’autres nations, le Gabon entend jouer un rôle important lors de ce sommet destiné à faire le point sur l’Accord de Paris et rappeler l’urgence à agir pour contenir le réchauffement de la planète.

Dans une interview parue le 7 novembre dans le journal L’Union, le ministre de l’Economie a affirmé que la «particularité du Gabon à cette COP est qu’il porte les espoirs et les ambitions de tout un continent…»

Selon Régis Immogault, ce rôle sera motivé par le placement du chef de l’Etat, Ali Bongo, à la tête du Comité des chefs d’Etats et de gouvernement sur les changements climatiques (CAHOSCC). Ainsi que la nomination du ministre de la Forêt à la présidence de la conférence des ministres africains de l’Environnement.

«Cette double responsabilité place le Gabon au cœur de la négociation climatique à Bonn. Dans cette position, le Gabon est d’avantage le porte-voix du continent sur les questions essentielles, telles que le dialogue de facilitation de 2018 qui sera la première évaluation de progrès accomplis en trois ans après l’adoption de l’accord de Paris ou encore les financements climat comme instruments de solidarité et d’appui à la concrétisation des ambitions», a insisté le ministre de l’Economie.

Au niveau des retombées, le Gabon en espère plusieurs. «Le Gabon attend que la COP débouche sur les propositions claires, sur les règles qui doivent régir l’Accord de Paris», a déclaré le membre du gouvernement.

Et ce dernier d’ajouter : «Nous attendons que les pays développés apportent davantage de précisions sur la feuille de route qu’ils ont présentée à Marrakech pour la mobilisation des 100 milliards de dollars, au titre de la contribution commune différenciée. Enfin nous attendons que le fonds vert pour le climat s’implique davantage dans le financement du développement durable du Gabon», a conclu Régis Immogault.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga