Présente à Marrakech dans le cadre de la 22e Conférence des parties (Cop 22), la délégation gabonaise dit être déterminée à négocier pour «faire payer les pays développés».

Lee White, secrétaire exécutif de l’ANPN, déterminer à «faire payer les pays développés». © Capture d’écran/Gabon24

Lee White, secrétaire exécutif de l’ANPN, déterminer à «faire payer les pays développés». © Capture d’écran/Gabon24

 

Tout au long de cette 22e Conférence des parties (Cop 22) à Marrakech (Maroc), la délégation gabonaise, qui compte plus de membres que lors des éditions précédentes, n’entend pas se laisser faire. Les négociations devraient être rudes, ont déjà prévenus les membres de ladite délégation, dont les travaux de préparation aux sessions ministérielles et à l’intervention du président de la République ont débuté il y a quelques jours. Pour Lee White, Secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), ce sera comme «négocier des contrats».

Scène d’une séance de travail de la délégation gabonaise. © Capture d’écran/Gabon24

Scène d’une séance de travail de la délégation gabonaise. © Capture d’écran/Gabon24

Le «jeu» consistera à «discuter avec les pays développés» pour leur faire comprendre la nécessité de s’investir plus sérieusement dans la prévention des risques pour l’environnement. Mais davantage pour les convaincre d’investir dans les techniques permettant aux pays en voie de développement de se développer tout en préservant leur écosystème. Il s’agira notamment d’interroger les pays industrialisés, perçus comme les principaux pollueurs, sur des questions précises : «Comment adapter l’agriculture au changement climatique, précisément à la sécheresse ?», «Qui va payer pour cette adaptation ?», «Cette adaptation peut-elle contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre ?»

Pour Lee White, parmi ces différentes interrogations, la partie gabonaise défendra une certitude : les fonds devant soutenir cette adaptation doivent principalement provenir des pays développés. «Les pays développés veulent nous contraindre à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Nous leur demanderons de payer pour ça. Nous négocierons donc sur la somme à verser, en veillant à mettre sur papier les articles qui décrivent ce qu’on va faire ensemble, quelles sont les rôles et obligations de chacune des parties», a expliqué le Secrétaire exécutif de l’ANPN. Les prochains jours s’annoncent donc houleux à Marrakech.