En marge de la deuxième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA) organisée du 28 au 30 mars en Côte d’Ivoire, le ministre gabonais de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement s’est entretenu avec Alassane Ouattara sur le renforcement de la coopération économique entre les deux pays.

Régis Immongault et Alassane Ouattara, le 29 mars 2017 à Abidjan. © abidjan.net

 

Présent à Abidjan dans le cadre de la deuxième édition de la CIEA et porteur d’un message d’Ali Bongo au président ivoirien, Régis Immongault a été reçu le 29 mars par Alassane Ouattara.

Les échanges ont porté sur l’ambition de Libreville et Abidjan : intégrer le groupe des pays émergents d’ici une dizaine d’années. Or, «la Côte d’Ivoire et le Gabon sont confrontés aux difficultés liées au contexte international sur les matières premières, notamment le cacao pour la Côte d’Ivoire et le pétrole pour le Gabon», a rappelé Régis Immongault, dont le pays aspire à atteindre l’émergence «à l’horizon 2025».

Ce handicape appelle à la recherche des solutions efficace et pérennes pour espérer atteindre cet horizon. Un accent particulier a été mis sur les moyens à mettre en œuvre en vue du «renforcement de la coopération économique, financière et commerciale» entre les deux pays, tout comme «la nécessité d’accélérer les réformes structurelles pour aboutir à une diversification des économies et à un développement inclusif» des Etats africains, rapporte le site Abidjan.net.

Organisée par le gouvernement ivoirien et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM), la deuxième édition de la CIEA avait pour thème, «La mise en œuvre des plans d’émergence en Afrique».

Durant trois jours, les participants ont réfléchi sur les meilleures stratégies à mettre en œuvre en vue de permettre aux pays du continent de parvenir à leur émergence d’ici à 2030. Au terme de la première édition, en 2015, les travaux avaient débouché sur l’adoption de la «Déclaration d’Abidjan sur l’émergence de l’Afrique». Ce document «appelle à la mise sur pied d’un centre de veille stratégique ; à l’organisation d’un forum bisannuel sur les bonnes pratiques en matière d’émergence ; et à la mise en place d’un comité de haut niveau pour assurer le suivi politique de ladite déclaration, ainsi qu’à la création d’un secrétariat exécutif» rappelle la BAD sur son site web.