La récente visite du président gabonais à Cuba a lancé de nouvelles perspectives de coopération dans de nouveaux domaines. Mais elle a surtout débouché sur la signature d’un accord sur la «reconnaissance mutuelle d’études, de titres et de diplômes de l’enseignement supérieur».

Ali Bongo aux côtés de Raúl Castro Ruz. © DCP

 

Plusieurs éléments positifs ont émaillé la dernière visite du chef de l’Etat gabonais à Cuba, démarrée le 6 juillet à La Havane. D’abord la consolidation des accords bilatéraux entre le Gabon et Cuba. Le 8 juillet, en effet,  l’entretien entre Ali Bongo et Raúl Castro Ruz (président du conseil d’Etat, ndlr) a porté sur l’intensité des liens de coopération et d’amitié unissant les deux nations. Une relation jouissant d’une quinzaine d’accords multisectoriels, forgés au cours de quarante années de relations diplomatiques.

Un autre point positif de cette visite du président gabonais à La Havane est la signature d’un accord intergouvernemental sur la «reconnaissance mutuelle d’études, de titres et de diplômes de l’enseignement supérieur». Celui-ci confirme ainsi l’ambition partagée des deux pays d’amplifier une stratégie de partenariat largement axée sur la formation médicale (250 places pour les étudiants gabonais dans les universités cubaines). L’appui d’une brigade de médecins cubains au Gabon et l’évaluation des besoins en praticiens spécialisés,pour les grands centres hospitaliers universitaires, font également partie des priorités de cet axe de partenariat.

Cet accord conforte par ailleurs l’expertise médico-sanitaire cubaine, dans le Plan national de développement sanitaire 2017-2021 proposé par le ministre gabonais de la Santé. Aussi, les discussions nouées avec les autorités cubaines permettront-elles d’ouvrir de nouvelles voies de coopération dans les domaines du commerce.

Dans ce sens, des membres du gouvernement gabonais ont exprimé, le 7 juillet à La havane, l’intérêt d’investir à Cuba dans l’industrie de la pêche, la santé et le marketing du tabac. Un élément confortant ainsi les intérêts communs des deux pays dans des secteurs stratégiques, et visant à développer leurs économies à moyen et à long terme.