Le patrouilleur de la Marine nationale française, «Lavallée», a fait escale à Port-Gentil les 30 et 31 janvier. C’est dans le cadre de la mission Corymbe 140, destinée au renforcement de la coopération entre les Marines gabonaise et française.

Des phases de la coopération entre la marine française et gabonaise dans le cadre la mission Corymbe 140. © Marine nationale française

 

Déployé la dans le cadre de la mission Corymbe, le patrouilleur «Lavallée» a fait escale à Port-Gentil les 30 et 31 janvier 2018. Ce dispositif naval mis en place en 1990 par la Marine nationale française, vise à assurer la présence permanente d’un bâtiment français dans le Golfe de Guinée et au large des côtes d’Afrique de l’ouest.

A cette occasion, rapporte le service de communication de l’ambassade de France à Libreville, plusieurs actions de formation ont été menées avec la Marine gabonaise. Un groupe de marins gabonais a pu se perfectionner aux systèmes de navigation ; un autre à celles de la «conduite des visites de navires». Le partage de ce savoir-faire qui s’inscrit dans le champ de l’«action de l’état en mer», vise à la sécurisation de la zone maritime.

De même, des plongeurs gabonais ont également pu se former en compagnie de leurs camarades du «Lavallée», tandis que d’autres ont suivi une formation sur les techniques d’audit des installations.

À l’origine, la mission Corymbe a été conçue pour préserver les intérêts économiques français dans le Golfe de Guinée et en Afrique de l’ouest, notamment ceux liés à l’exploitation pétrolière. Corymbe relève ainsi d’une logique de puissance militaire, en complément du dispositif militaire français déployé en Afrique occidentale, constitué par les Éléments français au Gabon (EFG) et les Éléments français au Sénégal (EFS).

Le pré-positionnement et le «Resevac» (Opération d’évacuation de ressortissants) font partie de ses principales missions. En effet, la Marine nationale se tient prête à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l’Ouest. Grace au soutien des forces françaises pré-positionnées, elle participe également à la lutte contre la piraterie et le brigandage.

Ce dispositif relève également de la diplomatie navale française et souligne l’intérêt de la France pour la situation des pays bordant le golfe de Guinée. D’où le renforcement des liens avec ces pays, à travers l’organisation de rencontres à bord des bâtiments, des manœuvres conjointes avec les marines des pays limitrophes ou des actions de formation de leurs marins.