Les services de la direction nationale de la carte d’identité viennent de mettre la main sur un prétendu falsificateur de pièces d’état-civil.

Quelques pièces à conviction contre le faussaire. © Gabonreview

Quelques pièces à conviction contre le faussaire. © Gabonreview

 

Coup de filet des éléments de la direction nationale de la carte d’identité, qui viennent de démanteler un vaste réseau falsification de pièces d’état-civil. C’était le 7 novembre dernier à Libreville, au cours d’une opération quotidienne de vérification des documents d’établissement d’une Carte nationale d’identité (CNI), qu’a été interpellé un sujet d’une cinquantaine d’années. L’enquête ayant suivi cette arrestation a permis de mettre la main sur un impressionnant arsenal de la contrefaçon. Ce dernier comprenait des cachets et timbres de tous les six arrondissements de Libreville, des registres d’état-civil pour actes de naissance, de mariages et de décès, des demandes de fabrication de diplômes, des permis de conduire etc. «Environ 1500 actes de naissances en contrefaçon ont été saisis, moyennant 15 000 francs CFA», a indiqué une source proche du ministère de l’Intérieur. Selon les éléments d’enquête, le réseau était alimenté par Georges Missang, par ailleurs agent à l’Hôtel de Ville de Libreville.

Quelques pièces à conviction. © Gabonreview

Quelques pièces à conviction. © Gabonreview

Ce dernier a été sollicité par un certain Me Obiang, à qui il a délivré un acte de naissance falsifié. Maître Obiang s’est donc établir une carte d’identité avec cette pièce d’état-civil en octobre dernier, au commissariat de Nkembo. Comme il est de tradition, un récépissé lui a été délivré en attendant le document définitif. Or un an plus tard, le faussaire n’est toujours pas en possession du précieux sésame, prenant ainsi d’assaut le commissariat de Nkembo, avant de se rendre au centre national de production de la CNI. Malheureusement pour lui, la supercherie autour de sa pièce d’état-civil sera découverte après vérification. Démasqué, Me Obiang vendra la mèche en «balançant» Georges Missang, impliqué dans ce trafic depuis 13 ans pour «aider» ses compatriotes. Les deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt en attendant leur jugement. Informé de ce démantèlement, le ministre de l’Intérieur s’est réjoui de la vigilance accrue des éléments de cette unité de la police nationale, non sans encourager les éléments de la direction nationale de carte nationale à «ne pas s’arrêter en si bon chemin dans la traque des fausses pièces d’état-civil».