Un an après le conclave du sous-comité Assignment, Routing & Restoration (AR&R) à Libreville, le tour est venu au sous-comité «Opération et Maintenance» (O&M) d’organiser dans la capitale gabonaise une séance de travail sur les budgets 2017 et 2018 du consortium ACE.

Le sous-comité O&M du consortium ACE, en travaux à Libreville du 16 au 20 octobre 2017. © Gabonreview

 

Libreville accueille depuis le 16 octobre la réunion du sous-comité «Opération et Maintenance» (O&M) du consortium Africa Coast to Europe (ACE). Regroupant 33 participants venus de 18 pays, et prévus s’achever le vendredi 20 octobre prochain, ces travaux interviennent après la 17e réunion du sous-comité Assignment, Routing & Restoration (AR&R) tenue en octobre 2016 à Libreville. Pour Gilbert Nkima, directeur général adjoint de la Société du patrimoine des infrastructures numériques (Spin), il s’agit d’une confiance renouvelée au Gabon, qui entretient de «très bons rapports avec le consortium ACE», et qui fait exemple parmi les pays du continent, dont les autorités s’investissent contre la fracture numérique entre l’Europe et l’Afrique.

De haut en bas : Gilbert Nkima (Spin), Gildas Martial Houessinon (Bénin ACE GIE) et Marlon Franck Olandou (Axione Gabon). © Gabonreview

Durant ces quatre jours de travaux à Libreville, les membres du sous-comité O&M aborderont la question des budgets liés aux activités de 2017 et celles de 2018. «C’est l’occasion pour nous de travailler sur le budget d’exécution de 2017, de préparer celui de 2018 et de passer en revue les éléments qui ont été actés lors du dernier comité de direction, le management commitee. Il s’agit donc d’une réunion préparatoire au comité de gestion qui aura lieu en décembre prochain au Bénin», a expliqué l’expert Béninois Gildas Martial Houessinon.

Le représentant de l’opérateur Bénin ACE GIE n’a pas manqué de préciser le rôle du sous-comité, dont il assure la vice-présidence : «Le sous-comité O&M a la responsabilité de garder opérationnel ce qui a été mis en place par le câble ACE. C’est la structure qui, entre autres, gère la relation avec les fournisseurs impliqués dans l’exploitation de ce câble sous-marin, à l’instar de 2OCMA et Alcatel Sub-Marine avec lesquels nous nous entretiendront dans le cadre de ces travaux à Libreville.»

Si Gildas Martial Houessinon a affirmé que «sans accès à la fibre optique sous-marine, il n’y a point de développement du numérique», d’autant que «les câbles sous-marins transportent aujourd’hui 99% du trafic Internet international», pour le Gabonais Marlon Franck Olandou, l’impact social et économique du câble ACE ne fait plus de doute. «Le câble ACE permet d’améliorer significativement l’accès à la connexion aux populations gabonaises, et de réduire la fracture numérique, notamment entre le Gabon et le reste du monde. Il apporte au pays de nouveaux services à valeur ajoutée, tels que la télémédecine, la télévente et le développement d’une économie du numérique. La plateforme ACE ouvre également des perspectives aux jeunes Gabonais, notamment en termes d’emplois. C’est à ce câble que l’on doit la réduction du coût de la connexion Internet au Gabon», a rappelé le représentant de l’opérateur Axione Gabon.