Pendant les vingt jours que vient de durer la seconde session annuelle du Conseil économique, social et environnemental (CESE), seuls deux ministres ont répondu aux interpellations de l’institution. Frustration, frustration chérie !

Biendi Maganga Moussavou, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme Graine, compte parmi les deux seuls ministres à avoir fait le déplacement du CESE. © D.R.

 

Sollicités pour répondre aux questions de l’assemblée du Conseil économique, social et environnemental, plus d’une vingtaine de membres du gouvernement n’ont pas daigné accuser réception, ni même se faire représenter par leur ministre délégué.

Jean-Fidèle Otandault, ministre d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics, en ce qui le concerne, s’est fait représenter, non pas par son ministre délégué, mais par un membre de son cabinet. Le CESE semble avoir perdu sa magnificence et son influence d’antan depuis l’arrivée à sa tête de l’ancien ministre des Sports d’Ali Bongo Ondimba, René Ndemezo’o Obiang.

Pendant toute la durée de la session ayant pris fin le 26 septembre dernier, seuls le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogho Edzang, et celui de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme Graine, Biendi Maganga Moussavou, se sont présentés à ces interpellations.

En dehors des cérémonies solennelles d’ouverture et de clôture, le CESE semble ne plus interresser les membres du gouvernement. Pourtant, cette institution s’est récemment renouvelée et s’est vu adjoindre des attributions supplémentaires.