Dressant un tableau sombre situation budgétaire du pays, le vice-président de l’Union nationale n’en demeure pas moins concerné. Il propose une série de mesures axées sur l’ajustement de la dépense aux prévisions de recettes.

Casimir Oyé Mba. © D.R.

Casimir Oyé Mba. © D.R.

 

Après une analyse plutôt sombre, le 28 février dernier, de la situation budgétaire du pays en 2015, Casimir Oyé Mba s’est également employé à livrer quelques pistes de solution pour corriger le tir. Le vice-président de l’Union nationale appelle ainsi à «prendre les mesures de réduction des dépenses et de mise à disposition de toutes les ressources publiques permettant l’ajustement de la dépense aux prévisions de recettes». Des ajustements qui permettraient ainsi de combler un déficit de 1300 milliards de francs environ. Parmi ces mesures d’urgence, on dénombre la vente de tous les biens immobiliers acquis avec l’argent du contribuable à l’étranger depuis 2009, notamment en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, la vente du Boeing 777 présidentiel, dont l’entretien grève lourdement les finances de l’Etat et la limitation des voyages présidentiels aux obligations internationales du Gabon.

A ces suggestions s’ajoutent, entre autres, l’arrêt immédiat des travaux de la marina du Port-Môle, de la construction du golf, du zoo et du palais entrepris à la cité de la démocratie, la mise à la disposition du Trésor public des ressources du Fonds souverain de la République gabonaise et des 450 milliards de francs «distraits de l’emprunt obligataire de 2013», l’identification exhaustive des avoirs de l’Etat à la BEAC, dans les banques commerciales nationales et dans les banques à l’extérieur du Gabon, le retour à l’unicité de caisse de l’Etat et la fin de l’utilisation des procédures de paiement des créances de l’Etat par des tiers autres que la banque centrale.

Dans le même temps, Oyé Mba prône le soutien à l’économie nationale. Il suggère, notamment, le paiement des dettes aux entreprises privées, en contrepartie de l’arrêt des plans sociaux et autres licenciements économiques, le soutien à l’activité des entreprises par la sécurisation des projets d’infrastructures sur financement extérieurs. «Pour cela, il conviendrait d’apurer les arriérés auprès des bailleurs de fonds concernés, de payer le service de la dette à terme échu et d’assurer la disponibilité des contreparties nationales», a conseillé le vice-président de l’UN, qui a également proposé des mesures structurelles.

L’ancien Premier ministre préconise la réalisation de l’audit du financement des structures sanitaires publiques, la sécurisation de l’entretien routier, l’audit des gestions 2010 à 2014 par la Cour des comptes. Autant de mesures qui s’imposent car, a-t-il dit, citant l’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen contenue dans le préambule de la Constitution : «Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée». Une déclaration sur laquelle l’ancien ministre de la Planification fonde la demande d’ouverture d’un débat national sur l’emploi des deniers publics au cours des cinq dernières années avec l’implication active de la communauté internationale.

 

 
GR
 

6 Commentaires

  1. matho dit :

    Des propositions de bon sens mais, helas, le bon sens les emergents n’en ont pas.C’est une valeur de vieux et d’aigris,dommage!

  2. CANTON LEYOU dit :

    Que Jean Marie KOUMBA SOUVI relise la déclaration de Casimir OYE MBA pour s’en rendre compte qu’il a bien préconisé les solutions à la crise actuelle, pour cet éminent économiste.
    cordialement.

  3. Pas Possible dit :

    Gabonais = Bête + Buveur + Baiseur!!! Les 3 B sont réunis.
    Il faut arrêter de déconner. Nous ne connaissons rien dans les finance, dépenses ou recettes public. Donc tous ces études ne servent à rien. Plus rien ne pourra fonctionner dans ce pays. Trop nul, voleur et assassins sont ces habitants. Gabon pays maudis!!!

  4. Ditsoga dit :

    M. J-M KOUMBA SOUVI n’a rien compris. C’est le Tam-Tam du PDG. Ils sont tellement bornés si bien qu’ils ne veulent rien entendre et rien voir. C’est dommage pour notre pays !

  5. magondo dit :

    CAM la classe ignore les frais de gestion du CFA par la BF ? combien ça coute sur les ventes de nos matières premières taht is the question ?

    Oyé MBA a minoré ou ignoré l’emprunt de Juillet 2013 de l’ordre de 508 milliards de nos dolès ? en sus des 750 milliards de novembre de la même année. Pour quoi bilé bi nzé ne communique pas sur le nerf de guerre ? c’est à dire les emprunts obligataires du gabon ?
    Le gouvernement 4 d’ali baba, veut encore recourrir à un enième emprunt. quand vous ne serez plus là qui va rembourser ?
    En tout cas que ces emprunts soient à sao polo ou en suisse ou au luxembourg, on vous reglera forcément les comptes quelque soit la durée de la nuit. Magondo kimba mbouai ?

  6. Elé-Ayong dit :

    L’économie ne s’invente pas ou du moins ne se réinventera pas parce que nous sommes au Gabon. Les propositions énoncées par CAM ont été expérimentées ailleurs, où les dirigeants avaient des réels objectifs pour leur pays, mais chez nous, les émergents qui détiennent apparemment la science infuse, pense que toutes propositions cache des velléités de jalousie… Mon Dieu!!!

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