Pour le mois de juin, le rapport sur les «perspectives économiques mondiales» de la Banque mondiale revoit à la baisse les prévisions de croissance des pays de la région.

© lebabi.net

© lebabi.net

 

La Banque mondiale vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne. Elle table désormais sur une croissance moyenne de 2,5 % contre 4,2 % espérés en janvier et 3,3 % annoncés en avril dernier. En cause, une baisse de l’activité mondiale et un durcissement des conditions de financement. En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la prévision a également sensiblement baissé à 2,9 %. Ce ralentissement se justifie par trois facteurs que sont «la faiblesse persistante des prix des produits de base, une activité économique mondiale, qui sera sans doute anémique, et le durcissement de la conjoncture financière».

La régression de la croissance est particulièrement prononcée dans les pays exportateurs de pétrole. Elle laisse apparaitre de fortes divergences entre pays producteurs et importateurs d’énergie. La prévision de croissance du Nigéria est revue à 0,8 % contre 4,6 % en début d’année. Même situation en Angola (de 3,3 % à 0,9 %) et au Gabon (de 5,1 % à 3,9 %).