Un plan national de gestion des conflits homme-faune, visant à la fois la protection des populations et des éléphants, sera disponible dans les prochaines semaines.

Éléphants au Gabon. © D.R.

Éléphants au Gabon. © D.R.

 

En plus de la stratégie nationale et du plan d’action, le Gabon se dotera  bientôt d’un plan national de gestion des conflits homme-faune. L’annonce y relative a été faite le 30 avril dernier par le président de la République à la tribune du Giant’s club, sur le plateau de Laikipia au Kenya. «Je souhaite garantir aux populations rurales une égalité des chances dans les activités agricoles et le droit à une vie paisible», a affirmé Ali Bongo.

Selon un communiqué de la Direction de la communication présidentielle, cet outil mettra à la disposition de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et du ministère de la Protection de l’environnement et des Ressources naturelles, de la Forêt et de la Mer, des mesures d’atténuation, de prévention et de riposte. Dans la phase pilote, il sera question de la pose de clôtures électriques dans les zones où les incursions des pachydermes sont fréquentes. «Combattre le braconnage, c’est rendre nos villages plus sûrs, assurer la protection des récoltes et permettre à nos enfants de grandir sans craindre et les éléphants, et les trafiquants. C’est, bien sûr, une question de sécurité, mais aussi un moyen d’assurer la diversification de notre économie», a ajouté Ali Bongo.

Membre-fondateur de l’Initiative de protection des éléphants (EPI), lancée le 3 mars dernier par l’Organisation des Nations-unies (ONU) en vue de mettre un terme au commerce illicite des espèces sauvages, le Gabon entend agir tant sur le front social que dans le domaine environnemental.