Flore Mistoul, ministre des Eaux et forêts, a officiellement présenté, le 12 août courant, des barrières électriques, nouvelle technique retenue par le gouvernement pour la résolution du «conflit homme-faune».

Flore Mistoul, ministre des Eaux et forêts, se faisant expliquer le fonctionnement de la barrière électrique par Lee White, secrétaire exécutif de l’ANPN. © Gabonreview

Flore Mistoul, ministre des Eaux et forêts, se faisant expliquer le fonctionnement de la barrière électrique par Lee White, secrétaire exécutif de l’ANPN. © Gabonreview

 

Dénommées «Projet fil faune», les barrières électriques, nouvellement adoptées par le gouvernement  pour lutter contre les dévastations des champs agricoles par la faune notamment les éléphants, ont été  officiellement présentées, au cours d’une conférence de presse, par le ministre des Eaux et forets, et  Lee White, le secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parc nationaux (ANPN).

Flore Mistoul, ministre des Eaux et forêts, en conférence de presse avec Lee White de l’ANPN. © Gabonreview

Flore Mistoul, ministre des Eaux et forêts, en conférence de presse avec Lee White de l’ANPN. © Gabonreview

Adoptées pour juguler définitivement le conflit homme faune, elles  consistent  à implanter des poteaux de 90 cm de haut, 2 rangs de fil de fer électrifiés à une tension de 8000 volts et des fils reliés aux piques et pointés vers l’extérieur de la zone à protéger. Tirées de l’expérience kenyane,  ces techniques font suite aux tests de tirs de cartouches (Piment à gaz Caoutchouc) et à la pose de barrières à sangles dans les villages  Malouama. Elles ont dernièrement  été installées par la «Cellule conflit homme faune», créée en avril 2014 par l’ ANPN

«Les nouvelles barrières que nous venons de placer vont dans le cadre du souci du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba de répondre aux des populations rurales», a déclaré Flore Mistoul. Pour Lee White, le secrétaire exécutif de l’ANPN, par contre, «ces barrières permettront de juguler le conflit homme faune de façon pérenne et viable. D’autant jusqu’à ce jour, aucun éléphant n’a encore réussi à déjouer cette technique».

Pour la phase  expérimentale, les sites de Masseglani, Kazamabika Etakanyabe, Nzevatican, dans  l’Ogoué-Ivindo ; Moupia, dans le Haut Ogooué,  et Panga, Pongara et Mourinindi, dans  la Nyanga  vont recevoir ces nouvelles techniques. Elles seront pour cela, installées par des techniciens venus du Kenyan sous invitation du gouvernement gabonais,  a précisé Flore Mistoul

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga