A l’initiative de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et avec l’appui de l’Union européenne, ces assises porteront, notamment, sur la valorisation des écosystèmes forestiers.

© D.R.

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Le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) organise du 27 au 30 Octobre prochain à Kinshasa (République démocratique du Congo), en collaboration avec le gouvernement congolais, la Conférence des ministres sur le Fonds pour l’économie verte en Afrique Centrale et la transformation structurelle de l’économie des ressources naturelles.

Placée sur le thème «Diplomatie-Intégration-Gouvernance et nouvelle économie du bois», financée par l’Union Européenne (UE) avec l’appui technique de l’Institut Européen des Forêts (EFI), cette conférence s’inscrit aussi bien dans le cadre des activités du programme Ecosystèmes fragilisés d’Afrique centrale (Ecofac V) que dans ceux de la Cellule FLEGT Régionale ou du Système de l’économie verte en Afrique Centrale (Sevac), initiée depuis 2010 par le secrétariat général de la CEEAC.

L’objectif général de la Conférence est de discuter de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et du système de l’économie du bois en particulier. A cette occasion, le texte final du Fonds pour l’économie verte en Afrique Centrale (Fevac) sera adopté.

En raison du thème choisi, l’attention sera portée sur les questions liées au développement de l’économie du bois et le Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale, un outil indispensable pour assurer le financement durable des activités de protection et valorisation des écosystèmes.

Concernant l’économie du bois, véritable identité de l’Afrique centrale, les discussions porteront sur les nouvelles exigences du marché, les opportunités offertes par des initiatives telles que le FLEGT (Forest Law Enforcement Governance and Trade – Application des Réglementations pour la gouvernance et le commerce) ou le RBUE (Réglementation du Bois dans l’Union européenne), l’intégration et la diplomatie dans la transformation structurelle du secteur.

L’importance de cette conférence est justifiée par le fait que l’économie verte, à travers ses différents secteurs (économie du bois, écotourisme, économie de l’hydroélectricité, économie de reboisement et de la foresterie urbaine, énergie solaire, déchets et assainissement, économie du carbone, économie des parcs zoologiques, économie des produits forestiers non ligneux, etc.), constitue une voie de diversification de l’économie hors pétrole et hors minerais, de création de nouveaux emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.