Invitée à Port-Gentil pour faire la première du concert de Maître Gims, «la Kinda» dit avoir été maltraitée par les organisateurs de l’événement.

Shan’L La Kinda. © D.R.

 

A Port-Gentil, le concert de l’artiste franco-congolais Maître Gims du jeudi 23 novembre a démarré avec du retard. Si la principale raison était la forte pluie qui s’est abattue sur la capitale économique en fin d’après-midi ce jour-là, beaucoup se doutaient déjà qu’un problème d’organisation avait sapé le moral de certains artistes, et particulièrement celui de Shan’L dit «la Kinda». La confirmation de ce malaise ne s’est pas longtemps fait attendre. Quelques heures avant le concert, le contrat entre l’égérie de Direct Prod et CMB Events avait été rompu. «Ils se sont désengagés», a confié l’artiste en direct sur sa page Facebook.

La complice de Créole sur le single «Bonobo» (en duo) a assuré avoir été «maltraitée» par les organisateurs. Selon elle, tout serait parti d’une discussion sur le cachet qui lui revenait pour sa prestation. Or, pour Shan’L, la règle a toujours été «No money no show» («pas d’argent, pas de prestation»). Ce qu’elle aurait à nouveau fait valoir auprès des responsables de CMB Events, qui auraient mal pris cette exigence et auraient fini par «gonfler» (s’énerver), avant de décider de résilier le contrat qui les liait à la jeune chanteuse.

«Je ne pense pas que l’artiste (Maître Gims) qu’on a invité ait presté sans son gain. Je trouve donc légitime de demander le mien. Puisque je ne l’ai pas, je ne preste pas. (…) Je me suis préparée pour ce concert, j’ai acheté des vêtements et me suis faite coiffer, il est donc normal que j’attende un retour sur investissement», s’est-elle justifiée, précisant que les organisateurs, après avoir considéré son attitude comme un manque de respect à leur égard, ont décidé de ne pas assumer les frais d’achat de son billet retour sur Libreville. «C’est un comportement merdique et triste», a lâché La Kinda, disant assumer sa dénonciation, en dépit des «blocages» auxquels elle pourrait être soumise dans les prochains mois. Le secteur serait infesté de rancuniers. Toutefois, «quand une étoile brille, elle brille», a-t-elle fini par déclarer.

Laissée pour compte à Port-Gentil, n’ayant bénéficié d’aucune restauration de la part des organisateurs, Shan’L a juré qu’on ne l’y reprendrait plus, avant d’appeler implicitement les autres artistes gabonais à «se faire respecter» des promoteurs d’évènements musicaux.