Des jours après la diffusion de l’émission «Complément d’enquête» sur France 2, à son sujet, d’aucuns assurent que le président de la République a été «livré» par son avocat et certains de ses proches.

Me Claude Dumont Beghi, aurait insisté auprès d’Ali Bongo pour qu’il participe à l’émission de France 2. © D.R

 

Si certains, fâchés de ce qu’Ali Bongo ait été «humilié» et «diffamé», le 6 juillet dernier, dans l’émission «Complément d’enquête» de France 2, cherchaient les coupables de ce qu’ils ont présenté comme «un échec communicationnel», ils sont servis. Autour du président de la République, le nom de Claude Dumont Beghi revient avec insistance. Pour l’hebdomadaire La Griffe du mardi 11 juillet 2017, c’est bel et bien l’avocate française qui a «livré» son client.  «C’est elle qui est allée convaincre le président de la République de participer à cette escroquerie médiatique», soutient le satirique proche du pouvoir.

Pourtant, l’hebdomadaire n’impute pas la responsabilité de ce qu’il qualifie de piège tendu au chef de l’Etat à la seule avocate qui aurait «proprement été roulée par des pseudos journalistes animés par la mauvaise foi et manipulant avec brio le mensonge».

Des proches collaborateurs d’Ali Bongo, dont certains se présentent comme ses plus fidèles amis, auraient gagné à voir leur «ami» s’enfoncer, sans s’en offusquer plus que ça. Pour La Griffe, «il est indéniable que ceux qui étaient au courant de cette affaire et ont ouvert les portes du Gabon ainsi que celles du palais à cette bande de mercenaires» sont aussi coupables que Me Dumont Beghi, voire plus. L’hebdomadaire estime qu’ils avaient le devoir de soumettre l’équipe de France 2 à un contrat, tout comme les mêmes proches collaborateurs, notamment ceux du cabinet présidentiel, auraient dû exiger au préalable un protocole d’interview, suivre tout le processus jusqu’au montage final du documentaire, voire le pré-visualiser avant sa diffusion.

Or, l’attitude des «amis» du président, regrette l’hebdomadaire, aurait été à l’opposé de ce qu’ils étaient tenus de faire pour protéger le chef de l’Etat. «On aurait voulu conduire le président de la République dans un abattoir qu’on ne s’y serait pas pris autrement», écrit La Griffe, qui relève tout de même qu’Ali Bongo n’a pas été «trahi» mais «livré». «Même si c’est tout comme…»