Telle est l’explication donnée par Alain-Claude Bilie-By-Nze, mercredi 9 mai, à l’occasion de sa cession du ministère de la Communication et de l’Economie numérique à Guy-Bertrand Mapangou, qu’il a présenté comme le nouvel homme de la situation.

Guy-Bertrand Mapangou (à gauche) et Alain-Claude Bilie-By-Nze, le 9 mai 2018, avant la cérémonie de passation des charges. © Gabonreview

 

Après six années passées dans le secteur de la communication, aussi bien en tant que porte-parole de la présidence de la République, porte-parole du gouvernement puis ministre d’Etat en charge de la Communication et de l’Economie numérique jusqu’au 4 mai dernier, Alain-Claude Bilie-By-Nze a passé la main. Nommé ministre d’Etat à la Culture, au Tourisme et au Sport, il a officiellement été remplacé, le 9 mai, par Guy-Bertrand Mapangou. Il n’en éprouve ni colère, ni amertume. C’est du moins qui transparaissait lors de la cérémonie officielle de passation des charges dans ses anciens bureaux au croisement de l’avenue du Marquis de Compiègne et de la rue Lafond, dans le centre-ville de la capitale.

«Le secteur de la communication et principalement les fonctions de porte-parole que j’ai occupées depuis 2012 ont été une bonne expérience. Il y a eu une grande exposition médiatique qui n’a pas forcément fait du bien ni aux miens ni à moi-même, parce que c’était quelque chose de parfois violent. Nous avons donc jugé de l’opportunité de passer à autre chose et d’avoir comme successeur quelqu’un qui a la carrure et la peau bien tannée pour continuer», a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Présentant son successeur comme «quelqu’un qui connaît bien le secteur de la communication», d’autant qu’il a occupé, il y a quelques années, des fonctions dans le domaine (président du CNC, porte-parole de la présidence de la République) bien longtemps après avoir dirigé la rédaction d’Africa N°1, Alain-Claude Bilie-By-Nze a dit compter sur son collègue pour mener à leur terme les réformes engagées, notamment au sein des médias publics. Il n’a pas manqué de lui confier les projets liés au développement du secteur de l’Economie numérique, «un secteur d’avenir», qui représente, selon lui, 5% du PIB national.

S’il a félicité à son tour son prédécesseur pour le travail accompli, Guy-Bertrand Mapangou a promis qu’il s’occupera en premier lieu de la crise toujours en suspens dans les médias publics. «Nous allons travailler à apaiser le climat, parce qu’on ne travaille pas dans le brouhaha», a déclaré l’entrant, ajoutant que son action sera inscrite dans la continuité du service public. Toutefois, le nouveau ministre d’Etat à la Communication a indiqué que le département dont il a désormais la charge «ne sera pas un ministère de la RTG», pas plus que le ministère de l’Enseignement supérieur en son temps n’était «le ministère de l’UOB comme certains semblaient le croire». Enfin, Guy-Bertrand Mapangou a appelé ses nouveaux collaborateurs «à la cohésion et à la collégialité», en vue de remplir «ensemble» leurs différentes missions.