Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations-unies (Onu) pour l’Afrique centrale est cité parmi les potentiels successeurs de  Nkosazana Dlamini-Zuma.

Abdoulaye Bathily. © AFP Photo/Marco Longari

Abdoulaye Bathily. © AFP Photo/Marco Longari

 

Alors que la date limite de dépôt des candidatures était officiellement annoncée pour le 31 mars dernier, seuls trois candidats avaient été présélectionnés pour l’élection du futur président de la Commission de l’Union africaine (UA). Selon La lettre du continent (n°729), il s’agit du ministre botswanais des Affaires étrangères, Pelonomi Venson-Moitoi, de l’actuelle envoyée spéciale de l’Onu pour la lutte contre le sida, Speciosa Wandira Kazibwe, et du ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Agapito Mba Mokuy. Près d’un mois après, nul ne sait si Abdoulaye Bathily sera également en lice.

Pourtant, des indiscrétions rapportées dans la presse sénégalaise, notamment le quotidien L’Observateur, le disent partant. Mieux, l’actuel représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations-unies (Onu) pour l’Afrique centrale est déjà présenté par beaucoup comme l’un des meilleurs candidats voire la personnalité la mieux indiquée pour succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma. Selon le site d’information Leral.net, il bénéficierait de «la bénédiction» du président sénégalais, qui en aurait touché quelques mots à ses homologues à travers le continent.

Si les trois candidats officiellement connus ont fait leurs classes dans la diplomatie, d’aucuns estiment qu’il manque à cette élection prévue pour mi-juillet prochain un «candidat d’envergure». D’où les supposées tractations engagées depuis quelques semaines en vue de proposer un candidat à la hauteur des enjeux. Et Abdoulaye Bathily, qui s’est entretenu avec le président de la République le 24 mai dernier à Libreville, semble séduire. L’universitaire et ancien ministre sénégalais semble avoir le profil de l’emploi.

Parfaitement bilingue, son sens de la diplomatie est unanimement reconnu. Ses états de service parlent pour lui. Ancien secrétaire général de la Ligue démocratique (LG) du Sénégal, il a été, un an durant, représentant à la Minusma. De 2012 à 2013, il a été ministre d’Etat chargé des Affaires africaines, membre de la commission du secrétariat général des Nations-unies pour le VIH/SIDA et la gouvernance en Afrique (2007-2009). Nommé successivement chef de la mission d’observation de l’UA pour les élections au Nigeria (2004) et en Algérie (2005), on le dit adepte de la diplomatie préventive.