L’Administrateur directeur général de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale du groupe Eramet, Hervé Montégu, apporte dans cette interview accordée à Gabonreview des clarifications sur la distribution des dividendes aux actionnaires, mais également sur le «litige» avec le Conseil gabonais des chargeurs (CGC).

L’administrateur, directeur général de la Comilog, Hervé Montégu. © D.R.

 

Gabonreview: Est-il vrai que votre entreprise ne verse pas des dividendes aux actionnaires gabonais depuis plusieurs années ? *

La décision de distribution des dividendes relève de l’Assemblée générale (AG) des actionnaires. Pour ce que je sais aujourd’hui, et d’ailleurs tout le monde peut le voir sur le site Internet du groupe Eramet qui est notre actionnaire majoritaire, que le Directeur des affaires financières (Daf) qui a été interrogé sur ce sujet, le 21 février dernier, lors de la présentation des résultats du Groupe, a affirmé, concernant le versement des dividendes par la Comilog, que l’assemblée générale de la Comilog doit se tenir. Ce que l’on peut dire clairement sur ce sujet, c’est que nous avons l’intention de verser les dividendes. Je ne sais pas quel sera le montant. Je ne sais pas encore tout ce qui va se décider. Dans tous les cas, la décision au niveau de l’actionnaire majoritaire de distribuer les dividendes est prise.

Quand exactement?

L’Assemblée générale se tiendra début-juin, dans les délais prévus par la loi. C’est elle qui formalisera les termes de cette décision. Je ne peux pas me substituer aux actionnaires. Toutefois, il faut encore noter que Eramet, notre actionnaire majoritaire, a manifesté clairement sa décision de faire verser des dividendes par la Comilog.

Votre litige avec le Conseil gabonais des chargeurs est-il réglé?

Le problème a été réglé. A ce jour, nous avons pu approvisionner notre bateau de coke aux franchises de droits de trafic et nous avons procédé à l’expédition de deux bateaux non franchises de droits de trafic, conformément aux dispositions réglementaires légales en vigueur. A ce jour, le problème est réglé.

Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

On était en franchises de droit. Cela veut dire que l’on n’a pas payé. On a fait appliquer notre convention minière et la loi.